Syrie : vers la fin de la rébellion anti-Assad ?

le
0
Un Aleppin conforte un jeune garçon après qu'un raid aérien russe a visé le quartier d'al-Kalasa, dans le nord d'Alep, le 4 février 2016.  
Un Aleppin conforte un jeune garçon après qu'un raid aérien russe a visé le quartier d'al-Kalasa, dans le nord d'Alep, le 4 février 2016.  

La rébellion syrienne est en voie de disparition. Coupée en deux depuis l'été 2012, entre rebelles à l'est et armée syrienne à l'ouest, la ville d'Alep se retrouve aujourd'hui encerclée par les troupes pro-Bachar el-Assad. Le 1er février, à la veille de négociations de paix à Genève entre Damas et ses opposants, l'armée de bachar el-Assad lançait une vaste offensive dans la province d'Alep contre les rebelles syriens. Deux jours plus tard, elle torpillait les pourparlers en coupant leur principale route d'approvisionnement en armes et en renforts depuis la Turquie.

Cette avancée décisive de l'armée syrienne a été rendue possible par les bombardements massifs de l'aviation russe, et à l'aide au sol de combattants du Hezbollah libanais, de miliciens chiites irakiens et afghans, guidés par des conseillers militaires iraniens. Ce mardi, les troupes de Bachar el-Assad n'étaient plus qu'à une vingtaine de kilomètres de la Turquie, progressant en direction du fief rebelle de Tal Rifaat et menaçant de couper entièrement les opposants de leur base arrière turque.

Stratégie « à la tchétchène »

L'offensive pro-Assad a provoqué un spectaculaire afflux de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés, bloqués à la frontière turque. Elle a également pris au piège quelque 350 000 habitants dans les quartiers est d'Alep. À n'en pas douter, la stratégie syro-russe à...

Lire la suite sur Le Point.frLire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant