Survie en hausse pour les cancers les plus fréquents en France

le
1
SURVIE EN HAUSSE POUR LES TROIS CANCERS LES PLUS FRÉQUENTS EN FRANCE
SURVIE EN HAUSSE POUR LES TROIS CANCERS LES PLUS FRÉQUENTS EN FRANCE

PARIS (Reuters) - La durée de vie à moyen terme des personnes atteintes des cancers les plus fréquents en France (prostate, sein, côlon-rectum) a augmenté en raison notamment des progrès de la prise en charge et des traitements, relève un rapport publié mardi.

En revanche, le cancer du poumon, quatrième le plus fréquent, reste la première cause de mortalité par cancer chez l'homme et la deuxième chez la femme.

Réalisée par quatre organismes dans le cadre du Plan cancer 2014-2019, l'étude sur la survie des adultes atteints de cancer en France métropolitaine couvre la période 1989-2013 et porte sur 53 cancers.

Les auteurs soulignent des tendances "encourageantes" avec "une amélioration de la survie à 5 ans pour la plupart des cancers sur la période d'étude".

Ainsi du cancer du sein : la survie à cinq ans est de 87% sur une période de diagnostic située de 2005 à 2010, contre 80% sur la période 1989-1993. Mais il reste la première cause de décès par cancer chez la femme.

Pour le cancer de la prostate, l'amélioration sur les mêmes périodes est de +22 points (94% contre 72% précédemment), il est de +9 points pour le cancer du côlon-rectum (63% contre 54%).

"Selon les cancers, cette amélioration peut être attribuée aux progrès de la prise en charge et des traitements, mais aussi à une modification de définition de la maladie ou un diagnostic plus précoce", notent les auteurs du rapport.

Des cancers fréquents en France restent toutefois "de très mauvais pronostic" comme le cancer du poumon avec 17% de survie à cinq ans sur la période 2005-2010 contre 13% précédemment.

"A l’heure actuelle, la meilleure arme pour lutter contre la mortalité liée à ce cancer, devenue la deuxième cause de décès par cancer chez la femme, est la lutte contre le tabagisme", indique le rapport.

La tendance est également "sombre" pour certains cancers digestifs liés à l'alcool.

La survie pour les personnes atteintes d'un cancer du col de l'utérus invasif a diminué (62% contre 68%), situation qui s'explique par les avancées du dépistage en vigueur en France depuis 25 ans.

"Les cancers diagnostiqués au stade invasif sont donc désormais moins nombreux, mais ils comportent une proportion plus importante de cancers de mauvais pronostic", expliquent les auteurs.

L'étude a été réalisée par l'Institut de veille sanitaire (InVs), l'Institut national du cancer (INCa), le réseau Francim des registres des cancers et le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon (HCL).

(Sophie Louet, édité par Yves Clarisse)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M7403983 il y a 10 mois

    CQFD ... Hygiène de vie, mais ce n'est pas tout !