Suisse : l'extrême droite veut reprendre la main dimanche

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Une alliance se dessine entre la droite libérale et l'extrême droite qui provoquerait un bouversement au sein du gouvernement.  
Une alliance se dessine entre la droite libérale et l'extrême droite qui provoquerait un bouversement au sein du gouvernement.  

Ueli Maurer, le ministre suisse de la Défense, se serait bien passé du crash mercredi dernier d'un F/A-18 dans une petite commune du Doubs. Certes, il n'y est pour rien, mais c'est le deuxième appareil de l'armée helvétique perdu en deux ans. Un peu plus de 90 millions d'euros partis en fumée cette semaine dans un champ de l'autre côté de la frontière. Ce nouvel accident risque de rouvrir le débat sur l'utilité pour un petit pays d'investir autant d'argent pour son armement. Ueli Maurer, unique ministre membre de l'Union démocratique du centre (UDC), le parti le plus à droite de l'échiquier, est déjà la bête noire de la gauche, des écologistes et du centre.

Or, son parti, le plus important de Suisse (il compte 59 députés sur 200 au Conseil national, l'équivalent de l'Assemblée nationale), entend bien sortir renforcer des élections fédérales de dimanche prochain. Certains sondages le créditent de 29 % des voix, contre 18 % aux socialistes et 15 % aux Libéraux-Radicaux. Son principal cheval de bataille ? « L'immigration démesurée », et les « abus dans le droit d'asile ». L'UDC dénonce également « les efforts sournois » de ses adversaires afin de « rattacher la Suisse à l'Union européenne ».

Alliance de la gauche et du centre

L'UDC n'a pas totalement tort quand elle crie à l'injustice. Le Conseil fédéral (le gouvernement), composé de sept ministres, doit, par tradition, offrir...

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