Suisse : ces milliards "gelés" qui dorment bien au chaud

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Combien de milliards la Suisse séquestre-t-elle ? Malgré une enquête très poussée, La Tribune de Genève reconnaît qu?elle n?a pas pu obtenir de chiffre global.
Combien de milliards la Suisse séquestre-t-elle ? Malgré une enquête très poussée, La Tribune de Genève reconnaît qu?elle n?a pas pu obtenir de chiffre global.

Retour dans les années 1990 : la vente par Thomson-CSF de six frégates à la marine taïwanaise, pour un montant record de 16 milliards de francs, donne lieu à une incroyable distribution de pots-de-vin et de rétrocommissions. Car il a fallu payer, et payer cher, pour que Taïwan choisisse du matériel français, et que la Chine ferme les yeux sur cette vente. Et pour rétribuer des personnalités françaises, qui n'ont jamais été inquiétées. Dans ce dossier très médiatique apparaissaient les noms de l'ancien ministre Roland Dumas, de son ancienne maîtresse Christine Deviers-Joncour, de Loïk Le Floch-Prigent, ancien PDG d'Elf, et de son bras droit Alfred Sirven. D'autres ont eu moins de chance, notamment un agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Ils sont morts défenestré un soir de grand vent, ou électrocuté avec un sèche-cheveux. Le principal intermédiaire, Andrew Wang, réfugié à Londres, avait caché en Suisse 800 millions de dollars.

Entre 2000 et 2003, à la demande des justices française et taïwanaise, la Suisse séquestre ce trésor de guerre. Au moins 520 millions de dollars sont liés à la vente des six frégates. Depuis plusieurs années, Taïwan réclame la restitution de cet argent. En effet, le contrat interdisait le recours aux intermédiaires et aux commissions. Et les pots-de-vin ont bien été ajoutés dans le prix des frégates. En 2016, Berne se tâte encore pour savoir s'il va restituer...

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