Sri Lanka : une réforme constitutionnelle très branchée

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Président du Sri Lanka depuis janvier 2015, Maithripala Sirisena, fort de l'appui du Parlement où il a la majorité depuis l'été dernier, a lancé une réforme constitutionnelle pour revoir le processus électoral. (Photo prise le 9 juin 2015 sur la place de l'Indépendance à Colombo.)
Président du Sri Lanka depuis janvier 2015, Maithripala Sirisena, fort de l'appui du Parlement où il a la majorité depuis l'été dernier, a lancé une réforme constitutionnelle pour revoir le processus électoral. (Photo prise le 9 juin 2015 sur la place de l'Indépendance à Colombo.)

Élu en janvier 2015 à la présidence du Sri Lanka, Maithripala Sirisena avait fait campagne sur le thème de la démocratisation de ce pays de 21 millions d'habitants. Un an après son arrivée au pouvoir, Sirisena est en passe de traduire dans les faits cette promesse de changement de régime, mais aussi de pratique du pouvoir, en lançant un vaste chantier de révision constitutionnelle. L'objectif ultime de cette réforme est de mieux représenter les minorités ethniques dans les institutions du pays sur fond de « réconciliation nationale », après des années de guerre civile entre les Cinghalais, majoritaires au Sud, et les Tamouls, dont une frange armée, les Tigres tamouls, ont conduit une guérilla dans le nord-est du pays pendant 25 ans.

L'alternance qu'incarne Sirisena avait surpris, tant son prédédesseur, qui concourait pour un troisième mandat après dix années à la tête du pays, était donné favori. Le processus de consultation de la population, via les réseaux sociaux, que le nouveau chef de l'État est en train de mettre en place, avant de soumettre le projet de 20e amendement au Parlement, étonne tout autant les observateurs.

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