Sondages de l'Elysée: TNS Sofres et Ifop témoins assistés

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TNS SOFRES ET IFOP, TÉMOINS ASSISTÉS DANS L'ENQUÊTE SUR LES SONDAGES DE L'ÉLYSÉE
TNS SOFRES ET IFOP, TÉMOINS ASSISTÉS DANS L'ENQUÊTE SUR LES SONDAGES DE L'ÉLYSÉE

PARIS (Reuters) - Les instituts TNS Sofres et Ifop ont été placés début février sous le statut de témoin assisté pour des faits de "recel de favoritisme" dans l'enquête sur les sondages de l'Elysée, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Selon Le Monde, qui a révélé l'information, ces deux sociétés sont soupçonnées d'avoir bénéficié avant 2009, durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, de commandes de la présidence de la République aujourd'hui contestées par les enquêteurs.

TNS Sofres a été placé sous le statut de témoin assisté le 5 février et l'Ifop le 11, précise-t-on de source judiciaire.

Cette enquête a déjà entraîné la mise en examen de plusieurs proches et anciens proches de l'ex-chef de l'Etat, parmi lesquels les conseillers Pierre Giacometti et Patrick Buisson, l'ancienne directrice de cabinet Emmanuelle Mignon et, mardi, celle de Claude Guéant, ex-secrétaire général de la présidence.

L'information judiciaire pour favoritisme, détournement de fonds publics - dont détournement ou destruction d'archives publiques - vise des sondages et des prestations de communication commandés par la présidence de 2007 à 2012.

L'affaire, qui a démarré en 2009 avec la remise d'un rapport de la Cour des comptes consacré à la gestion du budget de l'Elysée, a pris un tour judiciaire l'année suivante avec le dépôt d'une plainte de l'association Anticor.

Selon le plaignant, une bonne partie des sondages commandés sans appel d'offres entre 2007 et 2009, n'avaient pas d'intérêt public lié à la fonction présidentielle.

Sur la période 2010-2012, Anticor estime que certains sondages réalisés, après appels d'offres, ne relevaient pas non plus de la fonction présidentielle.

Sont également visés par leur plainte des contrats de prestations en communication passés entre 2007 et 2012 entre l'Elysée et les sociétés de Pierre Giacometti et de Patrick Buisson, soupçonnés d'avoir bénéficié de favoritisme.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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