Soirée victorieuse pour Trump et Clinton, Rubio renonce

le
1
MARCO RUBIO ABANDONNE LA COURSE À L'INVESTITURE RÉPUBLICAINE
MARCO RUBIO ABANDONNE LA COURSE À L'INVESTITURE RÉPUBLICAINE

par Steve Holland

PALM BEACH, Floride (Reuters) - Donald Trump, le milliardaire qui fait la course en tête pour l'investiture républicaine à l'élection présidentielle américaine du 8 novembre, a remporté mardi la primaire en Floride, ce qui a conduit l'un de ses concurrents, Marco Rubio, sénateur de cet Etat, à se retirer de la course.

La voie vers la nomination n'est pas pour autant dégagée pour le magnat immobilier controversé puisque John Kasich, gouverneur républicain de l'Ohio, reste en course en l'emportant dans l'Etat dont il est l'élu.

Donald Trump, également victorieux ce mardi dans les Etats de Caroline du Nord et de l'Illinois, renforce son avance en termes de délégués sur le sénateur du Texas Ted Cruz et sur John Kasich.

Mais, avec la présence d'encore deux concurrents pour le reste de la course, il ne lui sera guère aisé d'atteindre la barre des 1.237 nécessaires pour emporter la nomination républicaine, d'autant plus que nombre de responsables du parti réfléchissent à tous les moyens possibles pour barrer la route à Donald Trump.

Côté démocrate, l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton l'a emporté face au sénateur du Vermont Bernie Sanders en Floride, dans l'Ohio et en Caroline du Nord, ce qui devrait considérablement accroître son avance sur son rival en termes de délégués.

Lors d'un discours prononcé à West Palm Beach, Hillary Clinton a déclaré qu'elle se rapprochait de la nomination démocrate, tout en félicitant Bernie Sanders pour sa campagne.

"On ne peut renoncer à tout ce qui a fait la grandeur de l'Amérique et tout ne tourne pas autour de Donald Trump", a-t-elle ajouté.

"On ne peut se contenter de ne parler que des inégalités économiques, nous devons nous attaquer à toutes les formes d'inégalités et de discrimination".

Hillary Clinton visait ainsi certains propos de Donald Trump, qui s'est engagé à refouler 11 millions d'immigrants illégaux présents sur le sol américain, à mettre en place une interdiction temporaire d'entrée aux Etats-Unis pour les musulmans ou encore à adopter des pratiques commerciales protectionnistes.

KASICH, NOUVEL ESPOIR DES RESPONSABLES RÉPUBLICAINS.

Avec ce genre de propos, Donald Trump a suscité une vague d'opposition dans le pays, avec notamment des protestataires qui sont venus perturber une bonne partie des dernières réunions de campagne du milliardaire.

Mais ce dernier effraie également l'establishment républicain, qui redoute les conséquences sur le parti si jamais Donald Trump était en position d'être nommé candidat à la présidence mais qui commence à être à court de solutions.

Tirant les conséquences de son cuisant échec à la primaire organisée dans son Etat natal, le sénateur de Floride Marco Rubio a annoncé renoncer à briguer l'investiture républicaine pour la présidence des Etats-Unis.

"Même si cette année ne sera peut-être pas celle d'un message optimiste et plein d'espoir pour notre avenir, je reste optimiste et rempli d'espoir concernant l'Amérique", a-t-il dit dans un discours prononcé peu après des projections de chaînes de télévision américaines montrant qu'il comptait près de 20 points de retard sur Donald Trump en Floride.

Après le retrait de Jeb Bush, Marco Rubio, 44 ans, a longtemps été considéré par nombre d'élus républicains comme le meilleur rempart contre Donald Trump mais aussi contre Ted Cruz, très peu apprécié par ses pairs de Sénat.

L'establishment républicain pourrait maintenant reporter toute son attention sur John Kasich, qui reste toutefois très loin de Donald Trump en termes de délégués malgré les 66 que lui apporte sa victoire dans l'Ohio.

"Nous allons aller jusqu'au bout, jusqu'à Cleveland (où aura lieu la convention républicaine en juillet, NDLR) pour décrocher la nomination", a déclaré John Kasich.

John Weaver, chargé de la stratégie du gouverneur de l'Ohio, estime dans un document publié après la première victoire de John Kasich qu'aucun des candidats républicains encore en lice n'était en mesure de gagner le nombre de délégués nécessaires avant la convention républicaine.

(Benoit Van Overstraeten pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • guerber3 il y a 9 mois

    Pour amuser le petit peuple, il est tout à fait covenable...et il fera comme les autres : il obéira aux banques...!!!