Sicav: bien les choisir

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Il faut un gérant de talent pour investir son capital sur les marchés et la Société d'Investissement à Capital Variable choisie peut régulièrement décevoir.

Des équipes de consultants y consacrent leurs journées, pour éclairer les investisseurs professionnels. Les particuliers, eux, se contentent souvent de faire confiance à la réputation de telle ou telle maison. Tous le disent: choisir un bon fonds, un gérant de talent auquel confier son capital pour l'investir sur les marchés est un casse-tête. La sicav qui caracole en tête des classements un jour peut tomber dans les tréfonds du palmarès le lendemain. Telle autre qu'on croyait performante régulièrement se met à décevoir…

À quel saint se vouer? Six Financial Information (ex-Europerformance) cherche à le savoir depuis dix ans en établissant l'Alpha League Table. En tête de ce palmarès atypique figurent les sociétés de gestion dont les fonds réussissent en plus grand nombre et le plus souvent à battre le marché sur lequel ils sont investis. Chacun se mesure ainsi aux autres dans sa spécialité (les petites capitalisations, les titres décotés…). «Le palmarès n'a rien de prédictif. Mais quand même, les résultats sont assez persistants. Cette année, nous avons justement récompensé les sociétés qui trustent notre classement de manière continue depuis dix ans», indique Luc Bellamy, directeur des études. La palme 2016 revient à Comgest, réputée pour sa fine connaissance de l'Asie et des marchés émergents. Les trois fonds «maison» qui ont ainsi la plus forte et la plus récurrente avance sur leurs marchés respectifs sont ceux sur l'Inde, la Chine et l'Asie hors Japon.

C'est un gérant plus à son aise sur l'Europe qui rafle la deuxième place: DNCA Finance. Il creuse l'écart grâce à un fonds qui a profité des opportunités sur les Bourses du sud de l'Europe, massacrées avec la crise de l'euro, et avec DNCA Invest Value Europe, qui chasse avec discipline les actions à potentiel de retournement pas trop chères. La troisième place revient à Sycomore, avec Sycomore Partners, un fonds qui fait varier le poids des actions de 0 à 100 % selon ses convictions. S'illustrent aussi SMA Gestion, qui gère les supports d'investissement des contrats de SMA Vie, ou encore Lazard Frères Gestion.

Avec une approche un peu différente, AmLeague essaie aussi chaque année d'identifier les gestionnaires qui battent plus souvent que leurs pairs les marchés d'actions. Cette fois, ce ne sont pas leurs fonds qui sont mis dans la balance. «Nous comparons les compétences des gestionnaires en les mettant tous sur un pied d'égalité: ils ont le même univers d'investissement assez strict, les mêmes contraintes réglementaires, les mêmes frais d'achat ou de vente des titres», explique Nathalie Fenard, responsable des opérations de fournisseur de données suisse, qui livre sur Internet gratuitement ses résultats (am-league.com).

Pour les actions Europe, par exemple, la palme revient (données arrêtées à mai dernier) à Invesco, suivi de Theam (filiale de BNP IP) et de SwissLife AM. Sur les actions de la zone euro, Roche-Brune, SwissLife AM et Ecofi Investissements montent sur le podium. Pour les actions internationales, ce sont Allianz GI, Roche-Brune AM et Ossiam (Natixis).

Morningstar, lui aussi, délivre différents prix pour récompenser les bons gérants. Qui cette année a mérité le titre de «meilleur gérant de l'année», après avoir recueilli les faveurs des 30 analystes de la maison et réalisé une bonne performance? Uni-Global Equities Europe a obtenu la palme dans la catégorie actions européennes, comme Robeco BP Global Premium Equities pour les actions internationales.

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