Sex machine

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Dans le vidéo-clip « All Is Full of Love » de la chanteuse islandaise Björk, deux robots font l'amour. 
Dans le vidéo-clip « All Is Full of Love » de la chanteuse islandaise Björk, deux robots font l'amour. 

Depuis Turing, on se demande si une machine peut penser. De cette idée découle le fantasme de l'autonomie de la machine au regard de son créateur, comme si la pensée était ce qui, chez l'homme, marquait sa liberté et son potentiel de subversion de l'ordre social. Mais est-ce que la loi vise à limiter la pensée, est-ce là la fonction de l'ordre social ? N'est-ce pas plutôt de limiter la jouissance, potentiellement destructrice de soi et des autres  ? Dans ce cas, si la machine était susceptible de se « révolter », ce ne serait pas parce qu'elle pense, mais parce qu'elle jouit ! Alors, une machine, est-ce que ça jouit ?

Jouissance et Raison

Comment définir la jouissance ? Si l'on pense d'abord à l'orgasme, ce n'en est qu'une des manifestations. La jouissance est le débordement des frontières du corps, une sortie de la structure dans un avant de son élaboration. Ce qui conduit à un état de jouissance peut donc être la prise de toxique, mais aussi ce que l'on appelle « le jeu du foulard » et autres expériences qui frôlent la mort.

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C'est encore le traumatisme : par exemple une agression qui effracte les limites entre soi et l'autre, qui ne peut s'inscrire dans aucun cadre, et conduire à une dépersonnalisation. Enfin, c'est l'expérience du sublime telle qu'elle est...

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