Sept candidats à droite franchissent l'étape des parrainages

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SEPT CANDIDATS PARVIENNENT À RECUEILLIR LES PARRAINAGES POUR LA PRIMAIRE À DROITE
SEPT CANDIDATS PARVIENNENT À RECUEILLIR LES PARRAINAGES POUR LA PRIMAIRE À DROITE

par Sophie Louet et Simon Carraud

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a orchestré une démonstration de force dans la campagne pour la primaire de la droite en faisant déposer vendredi plusieurs milliers de parrainages, dont ceux de 103 parlementaires, face aux six rivaux qui sont parvenus à recueillir les paraphes nécessaires.

Au total, ce sont huit candidats des Républicains sur 12 qui sont présélectionnés : Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire, Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet et Hervé Mariton, "sauvé" in extremis par l'ex-UDI Jean-Christophe Fromantin, aujourd'hui sans étiquette, qui lui a accordé vendredi le dernier parrainage manquant pour faire vivre "la pluralité du débat" alors qu'il est hostile à la primaire.

Frédéric Lefebvre, un des anciens lieutenants de Nicolas Sarkozy, s'est rendu vendredi à la Haute autorité de la primaire pour annoncer que faute d'un nombre suffisant de parrains, dissuadés selon lui par des "manoeuvres" de l'ancien président, il se présentait en tant que président de "Nouveaux Horizons", un "think tank" créé en 2012, présenté comme "parti politique".

C'est à ce titre que Jean-Frédéric Poisson, dirigeant du Parti chrétien-démocrate (PCD), petite formation liée à LR, a été dispensé de l'étape des parrainages.

Neuf prétendants sont donc sur la ligne de départ.

La Haute autorité de la primaire, qui va désormais examiner la validité de chaque bulletin de parrainage, prononcera - ou non - leur qualification le 21 septembre.

Après un suspense médiatique savamment entretenu, Nathalie Kosciusko-Morizet, qui avait reçu l'appui d'Alain Juppé, est parvenue à réunir les parrainages nécessaires, ce qui fait d'elle la seule femme à briguer l'investiture à droite.

Exception faite d'Hervé Mariton et du cas particulier de Frédéric Lefebvre, les "petits" candidats sont recalés en raison d'un nombre insuffisant de signatures.

"J'ai refusé de marchander", a déclaré Nadine Morano sur RMC. La députée européenne avait dénoncé des "tripatouillages" dans la collecte des signatures, évoquant notamment des "échanges" de parrainages entre concurrents.

"La Haute autorité doit confirmer aux adhérents qu'ils ont bien parrainé le candidat qu'ils souhaitaient", a-t-elle dit.

"ENTRE-SOI"

Il fallait être soutenu par 250 élus, dont 20 parlementaires répartis sur au moins 30 départements (sans que plus d'un dixième ne soit issu d'un même département) et 2.500 adhérents répartis sur au moins 15 fédérations départementales (sans que plus d’un dixième ne soit issu d’une même fédération.)

Jacques Myard, Geoffroy Didier, qui se dit tout de même "qualifié pour l'avenir", et Henri Guaino sont également écartés du scrutin des 20 et 27 novembre.

L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi son intention de se présenter à l'élection présidentielle, ce qui requiert le parrainage de 500 élus. "Ces primaires sont une véritable escroquerie démocratique", a-t-il dit.

Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a déposé elle-même les formulaires de parrainages vendredi matin, a qualifié d'"inique" la primaire, expérimentée pour la première fois par la droite.

"Il y avait la tentation pour certains candidats de préférer l'entre-soi", a-t-elle dit à des journalistes.

Pour Nicolas Sarkozy, ce sont son coordinateur de campagne, Gérald Darmanin, et le président de son comité de soutien, Christian Jacob, qui ont confié à la Haute autorité une clé USB qui contiendrait les parrainages de 103 parlementaires, plus de 1.000 élus locaux et plus de 20.000 adhérents.

Alain Juppé a recueilli pour sa part les signatures de 72 parlementaires, 1.011 élus locaux et 4.543 adhérents, a fait savoir son équipe.

François Fillon avait déposé ses parrainages lundi dernier : il bénéficierait du soutien de 78 parlementaires, 370 élus locaux et plus de 6.000 adhérents.

Dans l'entourage de Bruno Le Maire, on rappelle que l'ancien ministre a déposé ses parrainages dès le 10 mai dernier et recueilli "en trois semaines" le soutien de 34 parlementaires, près de 500 élus locaux et plus de 5.000 adhérents.

Jean-François Copé, qui entend affronter "la bande des quatre", a annoncé avoir déposé les paraphes de "24 ou 25 parlementaires", "plus de 280 élus locaux et près de 3.300 adhérents".

(Edité par Yves Clarisse)

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  • bigot8 il y a 3 mois

    tous des charlots il faut un manager avec de grosses b u r n e s a la tete du pays

  • sarestal il y a 3 mois

    Oh les beaux casiers ! Nadine Morano devrait faire cavalier seul.

  • sergela3 il y a 3 mois

    Juppé 5 fois moins d'adhérents que Sarkosy il va falloir qu'il ratisse large au centre et aller chercher comme Hollande le vote communautaire pour passer!!!Quand on va rentrer dans les dossiers qui fâchent il va falloir qu'il réponde l'ancien et pas esquiver les sujets sensibles comme à son habitude!!