Sens commun et François Fillon : un mariage de raison

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François Fillon le 22 novembre à Chassieu, dans la banlieue lyonnaise. 
François Fillon le 22 novembre à Chassieu, dans la banlieue lyonnaise. 

L'histoire du ralliement de Sens commun à la candidature de François Fillon est l'occasion d'un éclairant voyage dans les coulisses des candidats en campagne, car face à la résolution de ces trentenaires militants, les cadors de la droite républicaine n'ont pas tous, loin s'en faut, joué finement.

Jean-François Copé est encore président de l'UMP quand, en septembre 2013, il prend contact avec les dirigeants de Sens commun, minuscule parti politique né de la Manif pour tous, résolument opposé au mariage homosexuel. Six mois plus tard, en juin 2014, Copé, manifestement convaincu que le soufflé est retombé, juge qu'il n'y a plus à craindre de ces partisans incandescents et signe avec Sens commun une convention. Nicolas Sarkozy, élu président LR, suit cette voie commode. Il ne prête guère attention aux trois militants élus au bureau national et manifeste à l'endroit de Madeleine de Jessey, 27 ans, de l'agacement lorsque celle-ci prend la parole pour dire tout le mal qu'elle pense de la campagne d'Estrosi aux régionales, du projet de réforme de collège de NKM ou des métaphores sarkozystes comparant les réfugiés « à une fuite d'eau ».

Divine surprise

Pire. Après avoir promis, emporté comme à son habitude par l'élan d'un meeting, qu'il « abrogera » le mariage homosexuel s'il revient aux affaires, l'ancien président de la République assure le contraire dans son livre programme, La France pour...

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