Sécurité renforcée pour la COP21

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LES AUTORITÉS ONT REVU LE DISPOSITIF DE SÉCURITÉ POUR LA COP21
LES AUTORITÉS ONT REVU LE DISPOSITIF DE SÉCURITÉ POUR LA COP21

PARIS (Reuters) - Les attaques meurtrières du 13 novembre ont conduit les autorités à revoir le dispositif de sécurité pour la Conférence de Paris sur le Climat (COP21) qui doit s'ouvrir lundi en présence de quelque 150 chefs d'Etat et de gouvernement.

Cette journée d'ouverture constitue un défi majeur pour les services français, qui doivent assurer la sécurité de dirigeants comme l'Américain Barack Obama, le Chinois Xi Jinping ou le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.

Particularité de cette COP21, qui s'étalera sur 12 jours: elle se déroulera en plein état d'urgence, décrété par François Hollande dans la nuit des attentats qui ont coûté la vie à 130 personnes à Paris et Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

"Dans le contexte de menace très élevée que connaît notre pays, la réussite de la COP 21 passe aussi par la sécurisation optimale de cette manifestation", a déclaré mercredi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

"Tout est mis en oeuvre pour sécuriser au maximum la conférence elle-même et son environnement", a-t-il insisté.

Sur le site du Bourget, qui accueillera les quelque 40.000 participants, 2.800 policiers et gendarmes seront déployés, un chiffre revu à la hausse depuis le 13 novembre - 1.500 policiers, gendarmes et pompiers étaient initialement prévus.

Aux chiffres du ministère s'ajoutent les 106 gardes des Nations unies et 292 agents de sécurité privée attendus au centre de conférence du Bourget placé en "zone bleue", c'est-à-dire sous la responsabilité de l'Onu.

"Les unités de forces mobiles - compagnies de CRS et escadrons de gendarmes mobiles - seront sollicitées à un niveau sans précédent, tant à Paris qu'en province", selon le ministre de l'Intérieur.

Quelque 8.000 policiers et gendarmes sont également mobilisés pour réaliser les contrôles aux frontières, dont le rétablissement à l'occasion de la COP21 a été annoncé avant les attaques de Paris.

Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs transmis aux préfectures des consignes les invitant à prendre des arrêtés d'interdictions de manifester durant ce week-end ainsi que lundi, comme le permet la législation sur l'état d'urgence.

Seuls les cérémonies d'hommage aux victimes du 13 novembre ainsi que les marchés de noël échappent à l'interdiction décidée par les préfectures.

"Afin d'éviter tout risque supplémentaire", le gouvernement avait déjà décidé la semaine dernière d'annuler la tenue de grandes marches pour le climat, que devaient organiser des ONG les 29 novembre et 12 décembre.

(Simon Carraud, avec Gilbert Reilhac à Strasbourg, édité par Yves Clarisse)

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