Sarkozy, Macron, primaire : Manuel Valls attaque tous azimuts

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Manuel Valls a pris pour cible Manuel Macron. 
Manuel Valls a pris pour cible Manuel Macron. 

Manuel Valls est inquiet. Et le dit. L'objet de ses tourments : la primaire de la gauche. « Je trouvais ? et je trouve toujours ? que la primaire présente de nombreux risques pour un président de la République sortant. Et puis le calendrier n'est pas facile. Si on a des candidats partout, c'est la fracturation absolue, tout est cassé, il n'y a pas de dynamique », confie-t-il au Journal du dimanche. À plusieurs reprises, le Premier ministre a fustigé la « machine à perdre ». Et l'un des rouages de cette machine pourrait bien être Emmanuel Macron.

« Macron n'est pas un élément négligeable », explique Valls qui évoque à propos son ex-ministre de l'Économie d'un « populisme light ». « Sa logique aboutit de toute façon à détruire la gauche. Moi, je sais ce que c'est que d'avoir des positions iconoclastes et d'être contesté, mais je ne l'ai jamais fait pour détruire la gauche, estime Manuel Valls. Macron est dans une stratégie d'empêchement. Il n'a jamais dit : Si Hollande est candidat, je ne le serai pas. » L'ancien maire d'Évry convoque l'esprit de Michel Rocard, qui, en 1979 avait annoncé sa candidature uniquement si François Mitterrand, premier secrétaire à l'époque, n'y allait pas. « Il faut connaître l'histoire tourmentée de la gauche française et il faut l'aimer », attaque Valls pour qui Macron n'a « pas de codes, pas de surmoi ». Avant de préciser, tel un footballeur qui veut éviter le...

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