Samy A., 27 ans, avait rejoint l'EI en octobre 2013

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Des policiers autour du Bataclan le 14 novembre, au lendemain de l'attaque.
Des policiers autour du Bataclan le 14 novembre, au lendemain de l'attaque.

Samy, l'un des trois kamikazes du Bataclan, était placé sous contrôle judiciaire au moment où il a quitté la France tout comme l'ami avec lequel il est parti. Chaque mois, ils devaient pointer au commissariat de leur quartier et leurs proches les imaginaient étroitement surveillés par les services de police depuis deux ans. Le 15 octobre 2012, Samy, son copain et un autre jeune, soupçonnés de vouloir partir faire le djihad, avaient été interpellés chez eux. La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) les avait auditionnés pendant 96 heures, puis les avait relâchés. Moins d'un an après, en septembre dernier, Samy a raconté à ses parents et à ses s?urs qu'il descendait quelques jours dans le sud de la France pour des vacances. Quand il les a rappelés, une semaine, plus tard, il était en Turquie, prêt à franchir la frontière : « Papa, il ne faut pas être égoïste. Vous vouliez me voir avocat, ou je ne sais quoi... C'est votre fantasme. En étant ici, je fais ce qui me plaît. »

Son père, commerçant en Belgique, avait tenté de le ramener en juin 2014, lors d'un dangereux périple à Raqqa. Le Point puis Le Monde avaient rencontré le sexagénaire. Il était sans illusion. Samy avait été blessé au combat, avait refusé l'argent qu'il lui proposait. Vendredi soir, Samy portait une ceinture d'explosifs et a tiré de longues minutes sur les spectateurs du Bataclan. Avec ses complices, il a tué 90 personnes et en...

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  • M2941863 le lundi 16 nov 2015 à 11:33

    sous contrôle judiciaire et parti quand même... RIEN ne les arrête, quand les politicards l'auront compris...

  • M940878 le lundi 16 nov 2015 à 10:58

    laxisme encore et toujours