Sa vie avec les fous dangereux...

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Fresnes, le quartier des hommes (photo d'illustration).
Fresnes, le quartier des hommes (photo d'illustration).

Ses patients sont des agresseurs sexuels, des auteurs de crimes innommables, ils ont violé, tué, parfois mutilé leurs victimes. Mais aussi loin soient-ils allés dans la violence et dans la barbarie, aussi grande soit la tentation de considérer ces individus comme des bêtes, des fous à boucler à double tour, jamais le docteur Bodon-Bruzel ne cesse de les voir comme des hommes. Comme des malades, surtout, qu'elle s'évertue simplement à soigner. Magali Bodon-Bruzel est chef du service de psychiatrie du centre pénitentiaire de Fresnes. Dans L'homme qui voulait cuire sa mère*, elle raconte, aidée de son ami le romancier Régis Descott, sa vocation de psychiatre et son quotidien avec les fous dangereux. Tout y est véridique, et les âmes sensibles s'abstiendront d'ouvrir cet ouvrage. Mais si l'on tient le choc de ce récit haletant, perturbant, alors on est ébloui, littéralement, par cette femme incroyable. Comment fait-elle pour ne pas perdre pied au contact de ces individus qui n'ont de la réalité qu'une vision morcelée et paranoïaque ? Pour ne pas se laisser submerger par l'horreur de leurs actes délirants ? Celui-ci a lardé de coups de couteau et atrocement mutilé un médecin dont les prescriptions, croyait-il, l'avaient jadis rendu malade. Celle-là a étranglé, un à un, tous ses enfants. Celui-là a décapité sa mère, puis a fait cuire la tête de la pauvre femme... Tour de force Comment surtout la psychiatre fait-elle...

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  • frk987 le mercredi 4 fév 2015 à 16:39

    Un peu facile, vous commettez un crime "normal", vous en prenez pour 10 ans, vous en commettez 10, quelques années d'internement psychiatrique, logique absolue...et si c'est le comble de l'horreur, dehors en 2 ans, voilà la réalité judiciaire.