Rouvrir le débat sur le nom du PS est une faute, dit Bartolone

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ROUVRIR LE DÉBAT SUR LE NOM DU PS EST UNE FAUTE, DIT BARTOLONE
ROUVRIR LE DÉBAT SUR LE NOM DU PS EST UNE FAUTE, DIT BARTOLONE

PARIS (Reuters) - Relancer le débat sur un éventuel changement de nom du Parti socialiste est une faute, a déclaré jeudi Claude Bartolone à l'adresse de Manuel Valls, qui persiste dans sa proposition.

Dans une interview publiée jeudi dans L'Obs, le Premier ministre s'en prend à une "gauche passéiste" et appelle à bâtir une "maison commune" pour les forces progressistes du pays avec, "pourquoi pas?", un changement d'appellation du PS.

"Je lui dis, cher Manuel, c'est une faute", a commenté le président de l'Assemblée nationale sur RTL, en rappelant toutefois que Manuel Valls avait déjà porté cette idée au sein du PS.

"Pour le moment, concentre-toi sur ton travail de Premier ministre, réponds aux attentes des Français en termes de sécurité, d'emploi, de transition énergétique, et laisse ce débat aux militants socialistes qui auront à discuter de tout ça au moment du prochain congrès", a poursuivi Claude Bartolone.

"C'est une rengaine, et je pense que ce n'est pas le meilleur moment pour pousser cette chansonnette", a-t-il insisté.

Manuel Valls a répliqué sur BFM TV en soulignant que sa fonction ne lui interdisait pas de "réfléchir à l'avenir de la gauche et du Parti socialiste".

"C'est ma famille politique et je ne peux pas m'en désintéresser", a-t-il justifié, en lançant à l'intention de Claude Bartolone : "Une faute, parce qu'on participe à un débat ?"

"Je ne veux pas rentrer dans des querelles de personnes et encore moins prononcer des anathèmes", a-t-il affirmé.

"Moi je ne veux pas attendre que la gauche et le Parti socialiste changent dans l'opposition. C'est quand nous exerçons le pouvoir que nous devons tirer les leçons de cet exercice du pouvoir", a plaidé le chef du gouvernement.

Dans un billet publié jeudi sur son blog, Claude Bartolone rappelle par ailleurs les socialistes à l'ordre au lendemain de nouvelles passes d'armes publiques entre l'exécutif et les "frondeurs".

"Maintenant, ça suffit", écrit-il.

"Avons-nous seulement conscience, nous socialistes, de la brutalité des formules que nous nous jetons à la figure, ces temps-ci ? A quoi jouons-nous exactement ?", poursuit-il.

"Ici, nous serions des passéistes, sommés de changer le nom du Parti socialiste - quelle étrange idée. Là, notre politique menacerait la République - rien de moins.

"Je n'établis pas d'échelle de Richter entre les mots qui blessent la gauche. Il est simplement temps de dire stop", dit-il notamment.

(Sophie Louet)

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  • ttini le jeudi 23 oct 2014 à 11:18

    la branlette politico française continue. on est pas sorti de l'auberge