Rome se découvre gangrenée par la corruption

le
0
Gianni Alemanno, maire de Rome de 2008 à 2013, avait un passé néofasciste. Il est mis en examen.
Gianni Alemanno, maire de Rome de 2008 à 2013, avait un passé néofasciste. Il est mis en examen.

Trente-sept arrestations, plus d'une centaine de mises en examen dont celle du précédent maire, Gianni Alemanno, la police a démantelé une cellule mafieuse et néofasciste qui faisait la pluie et le beau temps au sein de l'administration communale : la ville éternelle est frappée d'un scandale de corruption sans précédent. L'organisation distribuait des pots-de-vin aux fonctionnaires et aux élus pour obtenir des marchés publics. Transports publics, gestion des ordures, ramassage des feuilles en automne, construction d'une prison féminine, prise en charge des immigrés demandeurs d'asile : aucun secteur de l'administration municipale n'échappait aux corrupteurs. "C'est plus rentable que le trafic de drogue," affirme l'un des membres de la bande ! Du côté des corrompus, on trouve des dizaines de fonctionnaires, de conseillers municipaux et le maire qui a encaissé 75 000 euros pour sa campagne électorale et 40 000 euros pour sa fondation politique. "Le Noir" La bande était dirigée par Massimo Carminati, cheval de retour du terrorisme d'extrême droite et du grand banditisme. Durant sa jeunesse, Carminati fut en effet membre du groupuscule néofasciste Nar, impliqué, entre autres, dans l'attentat de la gare de Bologne qui fit 80 victimes mais également l'un des parrains de la "bande de la Magliana", le clan qui avait mis Rome à feu et à sang durant les années 1970. REGARDEZ l'arrestation musclée de Massimo Carminati Surnommé dans...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant