Roman Gordjinsky, le faux oligarque qui voulait s'acheter Israël

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Les journalistes du Yediot Aharonot n'ont pourtant pas lésiné sur l'escalade des contreparties exigées par le tycoon en échange de ses dollars. Ils n'ont essuyé qu'un seul refus.
Les journalistes du Yediot Aharonot n'ont pourtant pas lésiné sur l'escalade des contreparties exigées par le tycoon en échange de ses dollars. Ils n'ont essuyé qu'un seul refus.

Roman Gordjinsky a beaucoup d'argent. Citoyen géorgien, il est ce que l'on appelle aujourd'hui un oligarque. De ceux qui, avec la chute de l'Union soviétique, ont fait fortune dans ce que l'on désigne pudiquement par le terme d'« import-export ». Mais sa fortune ne lui suffit pas, d'autant plus que, ces derniers temps, il a quelques ennuis avec les justices russe et française. La première le poursuit notamment parce qu'il ferait travailler des enfants dans ses usines et la seconde le soupçonne d'évasion fiscale.

Aujourd'hui, Roman Gordjinsky veut donc se refaire une réputation, avec pour objectif ultime que son nom passe à la postérité. Comme il est juif, il a pensé à Israël où, s'est-il laissé dire, moyennant de grosses donations auprès de toutes sortes d'institutions, on peut s'offrir une immortalité gravée dans le marbre. De ses bureaux, quelque part en Europe centrale, il a envoyé des émissaires sur la terre où coulent le lait et le miel. Leur mission : rencontrer des dirigeants de musées, d'universités, d'hôpitaux, de municipalités qui, en échange de beaucoup de dollars, seraient prêts à accéder à ses exigences.

Contrepartie

Première étape : une des institutions culturelles israéliennes les plus importantes, le célèbre musée d'Art de Tel-Aviv. Rendez-vous a été pris avec la directrice et conservatrice en chef. Après les poignées de main et les sourires...

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