Revue de presse - Jacqueline Sauvage : une grâce providentielle ?

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Annie Duperey fait partie des personnalités qui ont appelé le président à accorder sa grâce à Jacqueline Sauvage. 
Annie Duperey fait partie des personnalités qui ont appelé le président à accorder sa grâce à Jacqueline Sauvage. 

François Hollande doit-il gracier Jacqueline Sauvage ? Alors que l'opinion publique semble massivement prendre fait et cause pour cette femme, battue pendant quarante-sept ans, qui a tué son mari de trois balles dans le dos, et a été condamnée deux fois à dix ans de réclusion, les éditorialistes, eux, s'interrogent.

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Pour Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne, la réponse ne fait guère de doutes : la grâce s'impose. « En l'occurrence, en termes humains plus que juridiques, Jacqueline Sauvage a pris dix ans pour avoir ôté la vie à son bourreau, dix ans qui s'ajoutent à quarante-sept années de calvaire conjugal, rappelle-t-il. La légalité de la condamnation se fracasse contre la légitimité d'un acte de survie.

Pour l'éditorialiste, la décision de François Hollande devrait être rapide : « Il serait étonnant qu'il aille à rebours de l'opinion publique et des prises de position d'élus de droite et de gauche. Certes, il n'a jamais fait mystère de son opposition de principe à la grâce présidentielle. Mais ici elle montre son utilité. Elle permet, non pas de contourner la justice, mais de résoudre un véritable cas d'espèce. La justice ne peut pas tout. Il y a des domaines où la procédure pénale aboutit à des sentences qui ne correspondent pas à l'évolution...

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