Retraites complémentaires : le plan de bataille pour sauver l'Agirc

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Le syndicat des cadres s'oppose à la fusion des caisses Agirc et Arrco voulu par le Medef et la Cour des comptes. La CFE CGC propose des mesures pour éviter ce scénario qui sonnerait, selon elle, le glas du statut des cadres.

La CFE CGC, le syndicat des cadres, est bien déterminée à ne pas laisser disparaître son régime de retraites complémentaires, l'Agirc. À dix jours de la reprise des négociations sur les retraites complémentaires des salariés, le 27 mai, la CFE CGC lance ce mardi une campagne préventive contre une fusion des caisses Agirc et Arrco qui concerne,elle, l'ensemble des salariés cadres compris. Pour le syndicat, cela sonnerait le glas du statut des cadres.

Alors que les caisses des régimes de retraites complémentaires sont menacées d'épuisement dès 2018 pour l'Agirc et 2023-2025 pour l'Arrco, le Medef a proposé de créer au 1er janvier 2019 «un régime unifié de retraite complémentaire», en d'autres termes de fusionner les deux entités. Une «hérésie» pour la CFE-CGC.

«Fusionner deux entités en déficit ne règle pas le problème du financement des retraites complémentaires», explique à Reuters Carole Couvert, présidente du syndicat de l'encadrement. Selon la CFE CGC, la disparition de l'Agirc en tant que telle remettrait en cause par ricochet le statut de cadre et les conventions catégorielles fondées sur ce statut. «Aujourd'hui, ce statut est lié à l'affiliation à l'Agirc», fait valoir sa présidente, selon qui la fusion avec l'Arrco entraînerait aussi de facto la suppression de l'Agence pour l'emploi des cadres (Apec) et reposerait la question d'un système de prévoyance complémentaire pour ces derniers. «Cela fait trois ans que nous proposons au patronat de travailler sur un statut de l'encadrement», souligne Carole Couvert. «Il faut aujourd'hui, puisque c'est le seul marqueur du statut de cadre, conserver l'Agirc, donc refuser la fusion.»

La CFE CGC mobilisent sur tous les fronts

Pour ce faire, le syndicat propose notamment une augmentation des cotisations patronales et salariales de 1,25 point. La CFE CGC prône aussi une revalorisation de la valeur du point de pension limitée à 50% de l'inflation en 2016-2017-2018, le report de cette revalorisation au 1er octobre au lieu du 1er avril et une évolution plus rapide que l'inflation pendant cinq ans du salaire de référence, base du prix d'achat du point. Le syndicat s'oppose en revanche à une diminution des pensions de réversion touchées par les veuves et veufs de retraités -- une mesure proposée par le patronat.

Parallèlement, la CFE CGC mobilisent ses adhérents sur tous les fronts. Le syndicat tient une conférence intitulée «L'AGIRC tout un symbole». L'association utilise ainsi le symbole d'une cravate que l'on découpe pour illustrer la fin du statut cadre avec la fusion de l'Agirc et l'Arrco. Le syndicat est également mobilisé sur la toile. Sur Twitter, elle a lancé le #nonalafusionagircarrco. Mais pour l'heure, la mobilisation est faible.

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