Renzi fait du surplace

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Matteo Renzi espérait que sa candidate devienne chef de la diplomatie européenne. Rien n'est moins sûr.
Matteo Renzi espérait que sa candidate devienne chef de la diplomatie européenne. Rien n'est moins sûr.

Matteo Renzi avait fait de la vitesse d'exécution une stratégie politique. Confronté aux dures réalités des affaires, il est contraint de troquer le maillot de sprinteur pour celui de pistard obligé à faire du surplace.À Bruxelles tout d'abord, où l'ancien maire de Florence s'est rendu jeudi dans l'espoir de convaincre ses pairs de nommer son ministre des Affaires étrangères, Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne. C'était sans compter sur l'opposition d'une dizaine de capitales de l'Union européenne qui reprochent à Federica Mogherini d'être trop philo-russe. Pire encore, le nom d'Enrico Letta a été évoqué pour occuper le poste de haut représentant aux affaires étrangères de l'UE. Un camouflet pour Renzi tant l'inimitié entre les deux hommes est de domaine public. Résultat de ce blitz manqué : la nomination du chef de la diplomatie de l'Europe est renvoyée à la fin du mois d'août. "S'ils m'avaient dit qu'il n'y aurait pas eu d'accord, j'aurais évité de faire payer un vol d'État aux contribuables italiens", a déclaré un Matteo Renzi furieux.Réformes en panneÀ Rome ensuite, où la réforme du Sénat, présentée comme la pierre angulaire de la révolution des institutions, est en panne. Sept mille huit cents amendements ont été présentés, dont plus d'un millier par le parti démocrate (PD), la propre formation du président du Conseil. Matteo Renzi avait promis à Bruxelles l'adoption en première lecture de...

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