Remaniement : cette bande des quatre qui avait mis ses "convictions sous scellés"

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Benoît Hamon, Christiane Taubira et Arnaud Montebourg.
Benoît Hamon, Christiane Taubira et Arnaud Montebourg.

Arnaud Montebourg disait qu'avec sa bande, ils étaient "indestructibles". Quatre ministres - ajoutez au désormais ex-patron de Bercy Benoît Hamon, Cécile Duflot et Christiane Taubira - qui, depuis le début du quinquennat, se retrouvaient régulièrement pour dîner, chez les uns, chez les autres. Pour décompresser de leur vie gouvernementale pas toujours comblée. Ce n'était pour eux pas tous les jours facile de se taire, de défendre la politique économique d'un pouvoir qu'ils avaient contribué à installer, politique qu'ils désapprouvaient parce que trop rigoureuse, trop obsédée par la réduction des déficits à tout prix, trop soumise à Bruxelles et à l'Allemagne. Duflot raconte leurs agapes dans son livre De l'intérieur, paru la semaine dernière chez Fayard. "On mange, on boit, on fait de la politique, on est heureux", se souvient-elle. "Ce sont nos convictions de gauche qu'on a mis sous scellés" Une fois, en avril 2013, ils sont allés plus loin. Arnaud Montebourg, Cécile Duflot et Benoît Hamon ont mitraillé dans les médias contre la politique d'austérité. Un rappel à l'ordre de François Hollande plus tard et l'affaire était presque oubliée. Mais ils n'ont jamais cessé de jouer leur petite musique, plus ou moins mezzo voce, plus ou moins habilement. Certains jours, ils en avaient gros sur le coeur et préféraient en rire. Alors que l'UMP explosait sur l'affaire Bygmalion, contraignant Jean-François Copé à...

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