Règles : une malédiction sang pour sang tabou

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Règles : une malédiction sang pour sang tabou
Règles : une malédiction sang pour sang tabou

"Dans ce travail, il n'y a pas de mot d'ordre ,explique Marianne Rosenstiehl. C'est juste une constatation de l'ampleur du tabou." Cette photographe portraitiste s'est penchée sur "la malédiction" des femmes, terme qu'elle a choisi pour nommer son travail exposé jusqu'à aujourd'hui dans le 10e à Paris. Par ses photographies réalisées grâce à des mises en scène, Marianne Rosenstiehl a tenté de "répondre à ses interrogations", dit-elle. Dont celle-ci : "À l'exception de quelques évocations comme dans La Puberté, le tableau d'Edvard Munch, dans l'art aussi bien dans la sculpture, la peinture ou même la photographie, les représentations du sang féminin sont très rares, alors que l'art à déjà tout montré." IgnoranceDurant cette période et de manière universelle, les femmes sont considérées comme "souillées" et l'événement devra rester secret. "Dans certaines régions du monde, les jeunes filles ne vont pas à l'école pendant leurs règles", raconte la photographe. Si les grandes religions monothéistes ont leur part de responsabilité dans l'ostracisation des femmes considérées comme impures en période de règles, la médecine et l'ignorance populaire ont leur part de responsabilité. Ce n'est qu'au milieu du XIXe siècle que les médecins commencent à comprendre le phénomène de l'ovulation. Une méconnaissance qui depuis l'Antiquité inquiète, et forgea ainsi le mythe de la femme maléfique lorsque du sang s'écoule...

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