Régionales 2015 : les enjeux en Corse

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Les Républicains auront deux listes au premier tour (photo d'une plage de Bonifacio).
Les Républicains auront deux listes au premier tour (photo d'une plage de Bonifacio).

La Corse n'est pas une région classique. Et elle le sera encore moins en 2018 lorsque l'île de Beauté adoptera le statut de collectivité unique, entraînant la suppression des départements de Haute-Corse et de Corse-du-Sud. Le mode de scrutin a, lui aussi, un caractère extraordinaire par rapport au droit commun. Pour accéder au second tour, les candidats doivent obtenir 7 % des voix, et non pas 10 %.

La gouvernance du territoire se fonde sur deux institutions : l'Assemblée de Corse et le Conseil exécutif. Le président sortant divers gauche du conseil, Paul Giacobbi, brigue un nouveau mandat. Mais sa candidature est entachée par sa mise en examen pour détournement de fonds publics. Il sera épaulé par une ancienne du Front du gauche, Maria Guidicelli.

La droite locale, elle, est divisée par la rivalité politique entre les deux anciens présidents de l'Assemblée de Corse : José Rossi et Camille de Rocca Serra. Conséquence, deux listes vont concourir pour le scrutin de décembre, ce qui désole Nicolas Sarkozy en personne. « Il y a trop d'inquiétude dans notre pays, trop d'attentes, trop de souffrances pour donner le spectacle de la division alors que ce qui sépare Les Républicains en Corse sur le fond est infime par rapport à ce qui les rassemble. »

En revanche, pour le second tour, l'union devrait être la priorité à droite. Les deux candidats mèneront leur campagne du premier tour « dans un climat d'union et de...

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