Régionales 2015 : face au FN, le PS bat en "retrait"

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Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a annoncé le retard des listes en Paca et Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a annoncé le retard des listes en Paca et Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Au siège du PS, il est à peine 20 heures, le buffet n'est pas encore installé, mais, déjà, les éléments de langage affleurent dans la bouche des - très - rares dirigeants qui s'aventurent dans la cour principale. « La tendance, c'est que la droite s'effondre. Ils ont fait l'unité dès le premier tour et ils n'ont aucune réserve de voix au second », estime le sénateur David Assouline. « On fait mieux que ce que l'on nous prédisait », explique la porte-parole Corinne Narassiguin.

Lorsque les premiers résultats s'affichent sur les écrans de télévision, les membres de la direction sont calfeutrés au premier étage, rue de Solférino, pour peaufiner une stratégie de second tour. Fusion des listes dites républicaines ? Maintien du PS dans tous les cas ? Retrait dans certaines régions ? En effet, l'événement de la soirée est le score extrêmement haut du Front national, même si l'abstention reste forte (49,5 %).

Devant cette réalité, la méthode Coué du gouvernement - « Le total de la gauche en fait le premier parti de France », répétera tout au long de la soirée le porte-parole Stéphane Le Foll -, ne suffit pas. L'extrême droite arrive en tête dans six régions, dépassant les 30 %.

Les deux figures du FN, Marine Le Pen et  sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côtes d'Azur, dépassent les 40 %. En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, le bras droit de...

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