Réfugiés : dans la nouvelle "jungle" du Nord

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La chute prochaine des températures inquiète les ONG présentes au camp de Grande-Synthe.
La chute prochaine des températures inquiète les ONG présentes au camp de Grande-Synthe.

Difficile d'imaginer que l'on est encore en France. Le visiteur du camp de Basroch, à Grande-Synthe (Nord), doit se pincer pour imaginer que Paris n'est qu'à deux heures de train et Lille à seulement quarante minutes en voiture. Sur le territoire de cette commune périphérique de Dunkerque s'est implanté un immense campement « sauvage » : un village de tentes et de cahutes en plein coeur d'un terrain inondable. Cerné par un imposant dispositif policier, ce camp est devenu depuis Noël l'un des plus médiatiques d'Europe. On y croise actuellement des équipes de télévision et des reporters du monde entier.

Il ne faut pas plus de deux minutes de marche depuis le parking d'une zone commerciale où coexistent deux enseignes, Jardiland et Décathlon, pour que tout bascule. Le long d'un sentier, on aperçoit d'abord des chaussures et des vêtements abandonnés. Puis des tentes en lambeaux apparaissent à la lisière d'une petite forêt. Les pans de toile de ces abris claquent au vent, entourés par des massifs d'arbres dénudés. Le paysage désolé est à l'image du camp. Entre 2 500 et 3 000 personnes vivent là, les pieds dans la boue, entourés d'immondices, en ce début janvier. En grande majorité des hommes seuls qui ont fui la Syrie ou l'Irak en guerre. Mais aussi des familles. Médecins sans frontières a recensé quelque 250 enfants. « Les femmes sont peu visibles, beaucoup restent cachées dans les tentes », affirme Maïté...

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