Réforme du collège : les "EPI", le summum de l'absurde

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Pour dispenser ces enseignements interdisciplinaires, les professeurs doivent soustraire des heures de leur temps d?enseignement «?classique?», réduisant celui-ci à peau de chagrin.
Pour dispenser ces enseignements interdisciplinaires, les professeurs doivent soustraire des heures de leur temps d?enseignement «?classique?», réduisant celui-ci à peau de chagrin.

Dans la réforme du collège, nombreux sont les sujets qui ont été l'objet de lourdes controverses. Mais la palme revient sans aucun doute aux EPI, ce fameux mélange de deux matières a priori sans points communs. Ils sont le symbole de cette réforme, le summum de l'absurde. «?Il y a six enseignements de ce type sur trois ans. En moyenne, cela fait six mois pour chaque EPI. Un projet interdisciplinaire sur six mois, c'est délirant?! Le cadrage administratif des EPI est très précis, mais leur contenu est vide?!?» s'énerve Didier Jodin, un prof de lettres classiques de l'académie de Strasbourg. Le quinquagénaire cite en exemple cet EPI français/sport? Mon corps me raconte une histoire?: « On dirait une parodie?! » s'emporte-t-il.

En théorie ne seront chargés des EPI que les professeurs volontaires. Avec cette difficulté supplémentaire?: pour dispenser ces enseignements interdisciplinaires, les profs doivent soustraire des heures de leur temps d'enseignement «?classique?», réduisant celui-ci à peau de chagrin. La logique sous-jacente, selon le discours officiel servi lors des journées de formation?: «?Ce n'est pas en accumulant les heures que les élèves progressent. Il faut enseigner autrement, mettre en place des EPI plutôt que des heures de cours.?»

« Pourquoi casser ce qui fonctionnait ? »

Pour les chefs d'établissement, c'est un...

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