Réforme du collège : la guerre de tranchées

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Les organisations grévistes, d'ordinaire opposées, défileront côte-à-côte, même si leurs motivations divergent : le Snes-FSU souhaite une reprise des discussions, alors que le Snep-FSU, le Snalc, FO, la CGT et Sud réclament le retrait du texte.
Les organisations grévistes, d'ordinaire opposées, défileront côte-à-côte, même si leurs motivations divergent : le Snes-FSU souhaite une reprise des discussions, alors que le Snep-FSU, le Snalc, FO, la CGT et Sud réclament le retrait du texte.

L'appel à la grève lancé dans l'enseignement secondaire mardi par une intersyndicale de professeurs permettra pour la première fois, depuis le début du débat sur la réforme du collège, de mesurer l'ampleur de la colère contre la ministre de l'Éducation nationale. Déjà attaquée par l'opposition et de nombreux intellectuels, Najat Vallaud-Belkacem pourra jauger si la tempête qui gronde est réellement alimentée par "ses" enseignants ou par le jeu politique. Dans son entourage, on assure que les profs manifesteront pour débattre de l'autonomie et de l'interdisciplinarité, loin des préoccupations affichées par l'opinion publique. Deux conceptions de l'école À écouter les syndicats, les intellectuels, la ministre et ses opposants, il est bien difficile de se faire une idée claire sur le "collège de 2016". Sur cette réforme, on a effectivement entendu tout et son contraire. Exit des programmes les Lumières, remplacées par les principes de l'islam ? Que nenni. Définitivement enterrées, les langues mortes ? Non plus. Le glas des enseignements fondamentaux a-t-il sonné ? Pas davantage. En revanche, impossible de comprendre clairement quelle sera l'organisation de la semaine des collégiens. Il est d'autant plus difficile de se construire une opinion objective sur cette réforme, que même les plus aguerris sur l'éducation ont retourné leur veste. Luc Chatel, ancien ministre UMP de l'Éducation de 2010 à 2012, déclarait ainsi le 20 avril...

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  • M8252219 le mardi 19 mai 2015 à 09:21

    La première réforme à faire en premier lieu, c'est que soit acquit le socle des connaissances en fin de primaire!! en redonnant de l'autorité aux enseignants par leur présence à plein temps pour les titulaires de classe. la confiance des parents et des élèves passe par cette stabilité du professeur. Pour être un ou une titulaire de classe c'est le temps plein devant les enfants qui doit être exigé.