Réduire son ISF en finançant le cinéma

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Les contribuables peuvent aussi alléger l'impôt en finançant les films qu'ils verront sur grand écran dans quelques années.

Les contribuables amoureux du 7e art ont cette année pour la première fois deux solutions pour réduire leur ISF et soutenir la création cinématographique (alors que les Sofica réduisent l'impôt sur le revenu). Ils peuvent d'abord profiter du FIP Grand Angle. Lancé par OTC Agregator, ce fonds d'investissement de proximité va financer (pour la moitié de son actif) les scénarios d'une célèbre société de production française, Légende. Une première en France. «Nous avons voulu créer un pont entre deux mondes qui se connaissent mal, la finance et le cinéma», raconte Alain Goldman, cofondateur de Légende, qui a coproduit par exemple La Môme, Les Gamins, La Rafle ou encore Les Rivières pourpres. La société travaille aujourd'hui sur les nouvelles aventures de Robin des Bois ou encore une comédie sur Zorro avec Jean Dujardin et a proposé au FIP de co-investir sur les études préliminaires de ses projets. En moyenne, 80 % d'entre eux deviennent des films, les autres étant abandonnés.

Un placement dont la performance ne dépendra pas du succès en salle. «Chaque fois qu'un des 30 scénarios préfinancé par le FIP est mis en production, le fonds est remboursé intégralement de son investissement. Il est remboursé sur le budget de la production. A contrario, si le film ne se fait pas, le fonds récupère la moitié de sa mise», explique Guillaume-Olivier Doré, président d'OTC Agregator. Et l'autre moitié du fonds? Elle est investie plus classiquement dans des PME du secteur audiovisuel.

Investissement PME

Depuis quelques années, les cinéphiles peuvent aussi alléger leur ISF en soutenant directement dans une société de production. Elles sont de plus en plus nombreuses à faire appel aux contribuables, pour compenser le désengagement des chaînes de télévision. Le label ISF Cinéma propose par exemple d'investir dans Chaocorp, dont la mission est de cofinancer (à côté de grands producteurs) six à dix films. «Ces dernières années, nous avons ainsi participé au financement des Intouchables, de L'Arnac½ur, deMy Sweet Peperland...», rappellent Arnaud Bertrand et Dominique Boutonnat, les cofondateurs d'ISF Cinéma. Les contribuables peuvent espérer profiter d'une petite partie des recettes générées par les films en salle, en vidéo, à la télévision... «C'est une vraie diversification patrimoniale», souligne Didier Orens, directeur de la gestion privée des Caisses d'épargne, qui propose cet investissement à ses clients soumis à l'ISF.

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  • surfer1 le vendredi 30 mai 2014 à 17:35

    C'est ça l'exception culturelle française : on fabrique du navet au kilomètre sur le dos du contribuable ce qui permet aux rentiers de l'entertainment de devenir milliardaires.

  • M3155433 le vendredi 30 mai 2014 à 11:44

    85 % des films français produits ne sortent pas en salle (soit environ 4000 films/an !) car ils ne sont pas assez bien ou attractifs pour etre choisi par les distributeurs , pour les projetter en salles ! Seuls 550 films le sont . Une gabgie de subventions et de gestions décidée par nos biens aimés politiciens !

  • ZvR le vendredi 30 mai 2014 à 10:19

    Machine à pomper de l'argent public dans les poches de financiers et de quelques dynasties mafieuses qui ont colonisé le monde du cinéma. au final La France ne produit plus que des navets sans nom à un cout exorbitant pour le contribuable.

  • supersum le vendredi 30 mai 2014 à 09:42

    Ces assistés milliardaires n'ont pas assez de subventions ?