Qui veut la peau de l'open data ?

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Pour Tangui Morlier, membre du collectif Regards citoyens à l'origine notamment des projets nosdeputes.fr et nossenateurs.fr, la politique française en matière de transparence est en recul.
Pour Tangui Morlier, membre du collectif Regards citoyens à l'origine notamment des projets nosdeputes.fr et nossenateurs.fr, la politique française en matière de transparence est en recul.

Où en est le mouvement de libération des données (open data) lancé en France en 2010 ? Pour Tangui Morlier, membre du collectif Regards citoyens à l'origine notamment des projets nosdeputes.fr et nossenateurs.fr, la politique française en matière de transparence est en « recul ». Un phénomène que symbolisent les modifications apportées par les sénateurs au projet de loi Pour une République numérique après son passage en commission des Lois le 6 avril dernier. Le Sénat est revenu sur les principales dispositions du texte qui prévoyaient d'accroître l'ouverture des données publiques, en introduisant notamment un droit au « secret des affaires », que Tangui Morlier juge « inquiétant ».

Le Point.fr : Que reprochez-vous à la version du projet de loi sur le numérique corrigée par le Sénat ?

Tangui Morlier : Nous reprochons à la commission des Lois du Sénat présidée par Christophe-André Frassa d'avoir gravement restreint les ambitions de transparence que les députés avaient insufflées au texte. L'Assemblée nationale avait fortement amélioré le projet en imposant aux administrations de systématiquement mettre en ligne sous un format ouvert tout fichier réclamé par un citoyen. Une grande avancée démocratique dans la mesure où les demandes individuelles pourraient dès lors bénéficier à l'ensemble des citoyens. Or, le Sénat...

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