Quand Séoul se fait des films sur Pyongyang

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Des activistes sud-coréens montrent des affiches du leader nord-coréen Kim Jong-un. Image d'illustration.
Des activistes sud-coréens montrent des affiches du leader nord-coréen Kim Jong-un. Image d'illustration.

Pyongyang ressuscite les morts imaginés par Séoul ! Le « dirigeant suprême » Kim Jong-un a savouré son sacre à l'occasion du Congrès spectaculaire du Parti des travailleurs, qui l'a bombardé « président » de l'institution la semaine dernière. Ce rendez-vous sans précédent depuis 1980 lui a permis d'affermir son pouvoir sans partage sur l'appareil, tout en ridiculisant au passage les services de renseignements sud-coréens, et les médias du monde entier par la même occasion. Le rassemblement très chorégraphié de cette chambre d'enregistrement du régime visait à renouveler les cadres, pour établir un appareil parfaitement à la main du fils de Kim Jong-il, cinq ans après son arrivée au pouvoir. Dans la cascade de nominations, on apprend que le général Ri Yong-il devient membre de la Commission militaire du Parti. Problème, l'ancien chef de l'Armée populaire de Corée (KPA) avait été purgé et exécuté au début de l'année, affirmaient les sources de renseignements de Séoul. Ri rejoignait la liste des puissants « liquidés » par l'héritier impétueux, dans le sillage de l'exécution, officielle celle-là, de son propre oncle Jang Song-thaek en décembre 2013. L'hypothèse, jugée crédible par certains experts solides à Séoul, avait été aussitôt reprise par les sites internet et médias internationaux, à renfort de gros titre. Le tyran sanguinaire de Pyongyang avait donc de nouveau frappé. Les internautes cliquaient.

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