Quand Juppé était de droite

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Le RPR d'Alain Juppé avait organisé des États généraux de l'immigration qui concluaient qu'il fallait conditionner l'octroi de certaines prestations sociales à la nationalité.
Le RPR d'Alain Juppé avait organisé des États généraux de l'immigration qui concluaient qu'il fallait conditionner l'octroi de certaines prestations sociales à la nationalité.

On le dit modéré, pondéré, mesuré, équilibré et même, parfois, centriste. Un vrai frontiste républicain que cet Alain Juppé ! Or, le candidat à la primaire de 2016, qui a écrit sur son blog qu'il voterait PS, dimanche, s'il était électeur dans le Doubs, n'a pas toujours été celui que l'on présente. Dans la bataille qui s'annonce à l'UMP - le manichéisme étant la forme de pensée la plus paresseuse qui soit, autant dans l'opinion que dans les médias -, chacun des concurrents tentera de jouer un rôle, avec plus ou moins de sincérité, selon son auditoire, ou d'enfermer l'autre dans une posture infamante ou simplement éloignée de ce qu'il est. Disons-le : Sarkozy, tel qu'on l'identifie déjà et tel qu'il se caricature parfois, incarnera la droite méchante, identitaire, autoritaire, aimant le fric et moins les immigrés ; Juppé, la France de l'Ouest, douce, humaine et ouverte. Voir ainsi les choses c'est faire fi, un peu vite, de l'histoire des hommes, dont les évolutions et les mutations échappent parfois aux lois de la nature. C'est oublier que Sarkozy est, en fait, plus socialiste, sur le plan économique qu'on ne croit, qu'il fut l'abolitionniste de la double peine en France - l'expulsion des étrangers condamnés -, et, avant de rencontrer le maurassien Patrick Buisson, défenseur du droit de vote des étrangers aux élections locales. Quand il le veut, et seulement quand il est débarrassé des sondages et des segmentations de la...

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