Quand des mal-logés s'invitent à l'hôtel Meurice

le
2

Des mal-logés du DAL se sont invités ce matin au Meurice (Ier) à l’heure du petit-déjeuner. Ils ont réclamé un rendez-vous avec la ministre du logement Sylvia Pinel et la maire de Paris Anne Hidalgo.

Environ 80 personnes, familles mal-logées et militants de l’association Droit au logement (DAL), ont occupé brièvement le très chic hôtel Meurice à Paris pour plaider la cause des personnes expulsées de leur logement, a constaté une journaliste de l’AFP. Sous les lumières tamisées du salon de l’hôtel cinq étoiles, les manifestants ont demandé l’application de la loi sut le droit au logement opposable (Dalo) et la réquisition des logements vides, en criant: «Qu’est-ce qu’on veut? Un logement! Pour qui? Pour tous! Pour quand? Tout de suite!», alors que quelques clients prenaient leur petit-déjeuner à quelques mètres.

«Pendant l’été, les expulsions continuent, des familles sont mises dehors. Paris, ce n’est pas que des palaces, c’est aussi des personnes expulsées tous les jours», a rappelé Marie Huiban, militante du DAL. L’association a réclamé un rendez-vous avec la ministre du logement Sylvia Pinel et la maire de Paris Anne Hidalgo, afin d’obtenir «des débouchés concrets» pour ces familles.

Les expulsions continuent l’été

Philippe Nedjar, 59 ans, vient de perdre son emploi de gardien d’immeuble à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). «Pour moi, c’est la double peine. Je perds mon emploi et en plus je suis expulsé de mon logement de fonction, malgré toutes les promesses qui m’ont été faites par le maire», dit-il à l’AFP. Sa femme et son fils de 15 ans sont hébergés dans un hôtel, obtenu par le 115, mais lui dort tous les soirs place de la République.

Seule avec trois enfants âgés de 15 mois à 10 ans, Iram Shah, qui travaille en tant qu’animatrice pour la ville de Paris, a elle été expulsée début juillet. «Je squattais un logement vide, je n’avais pas le choix. Maintenant, je me retrouve dans un hôtel dans les Yvelines et je ne sais pas ce qui va se passer pour mes enfants à la rentrée», raconte-t-elle. Votée en 2007, la loi sur le droit au logement opposable impose à l’État de trouver un logement social à toute personne qui n’est pas en mesure de se loger par ses propres moyens.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.

Avertissement

Une erreur est survenue, merci de re-essayer ultérieurement.