PS : le coup de gueule d'un hiérarque socialiste

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On avait des Jospin, des Poperen, des Rocard, des Chevènement, on a désormais Benoît Hamon et consorts, se désole Didier Guillot. 
On avait des Jospin, des Poperen, des Rocard, des Chevènement, on a désormais Benoît Hamon et consorts, se désole Didier Guillot. 

Didier Guillot n'est pas une figure première du PS, du moins nationalement. C'est toutefois un excellent connaisseur du Parti socialiste. Il y est entré à la fin des années 1980 et a grimpé pas mal d'échelons : secrétaire de la section Jean-Baptiste Clément ? ô combien symbolique puisqu'elle fut celle de Lionel Jospin et Bertrand Delanoë ?, il est, de 2008 à 2014, adjoint au maire de Paris en charge de la vie étudiante (il bénéficie d'ailleurs d'un appartement de la ville, à loyer non conventionné, ce qui lui a valu pas mal de critiques). Didier Guillot est désormais président de Paris&Co, l'agence de développement économique de la capitale. Il est aussi très en colère. Contre les frondeurs, qu'il juge déloyaux, mais surtout contre le Parti socialiste. Il a rendu sa carte il y a quelques jours, fatigué par le népotisme et les règlements de comptes, par la reproduction sociale ? que le PS dit combattre dans la société... ? et par cette fabrique d'apparatchiks qui tourne à plein. Plongée dans un parti qui ne tourne plus très rond...Le Point : Vous quittez, après d'autres, le PS. Pourquoi maintenant ?

Didier Guillot : On pourrait croire qu'il y a une dimension personnelle, que je suis frustré puisque je n'ai pas été choisi par la fédération du PS de Paris pour être au conseil de la métropole du Grand Paris. Mais c'est justement ce processus de nomination,...

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