PS : la synthèse, comme d'habitude

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Pierre Joxe (à droite), Pierre Mauroy, et Georges Sarre autour de François Mitterrand au congrès d'Épinay en 1971.
Pierre Joxe (à droite), Pierre Mauroy, et Georges Sarre autour de François Mitterrand au congrès d'Épinay en 1971.

On s'émeut, on se scandalise, on s'interroge. Quoi ? Cambadélis veut faire vivre sous le même toit Martine Aubry et Manuel Valls, Jean-Marc Germain et Gérard Collomb, des lapins et des carpes ? Autrement dit, le premier secrétaire aurait rédigé une motion pour le congrès du PS suffisamment vague pour que la signent les soutiens de Hollande et ceux d'Aubry ? Oui, et ça n'a pas grand-chose d'extraordinaire. Camba - déjà alchimiste de la gauche plurielle de Jospin tout de même - ne fait que s'inscrire dans la longue lignée de ses prédécesseurs, et dans l'histoire du Parti socialiste.

Une constante ou presque

À Épinay, en 1971, François Mitterrand ne marie-t-il pas, un peu de force, les chevènementistes du Ceres avec les socialistes plus tempérés, tels Gaston Defferre, Pierre Mauroy, et, bien entendu, ses propres amis mitterrandistes ? L'alliage est idéologiquement bancal mais, politiquement, il tient la route. D'ailleurs, Mitterrand emporte le parti. "Depuis Épinay, en 1971, la synthèse se produit quasiment à chaque congrès. C'est la logique d'un parti constitué sur la base de courants", rappelle la mémoire de Solférino, Alain Bergounioux.

Au Mans, en 2005, François Hollande avait réuni tout le monde dans une synthèse quasi générale, que seul Arnaud Montebourg avait boudée. On se souvient en revanche qu'à Reims, en 2008, Martine Aubry et Ségolène Royal n'avaient pu se mettre d'accord, avant de s'écharper sur le vote du premier...

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