Projet de piége à odeurs pour lutter contre le terrorisme

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DES CHERCHEURS VEULENT PIÉGER LES ODEURS POUR LUTTER CONTRE LE TERRORISME
DES CHERCHEURS VEULENT PIÉGER LES ODEURS POUR LUTTER CONTRE LE TERRORISME

TOULOUSE (Reuters) - Des chercheurs français ont obtenu dans le cadre du plan de lutte contre le terrorisme un financement de l'Etat pour développer Captodor, un capteur capable de piéger les odeurs et, à terme de signer l'odeur corporelle d’un individu.

Retenue parmi 50 projets lors de l'appel "attentats recherche", l'équipe scientifique de Captodor doit démontrer la faisabilité de son procédé avant la fin 2016, et disposera ensuite de trois ans pour le développer.

Dans une enquête criminelle, tous les indices sont exploités sur une scène de crime, y compris les odeurs. Elles sont étudiées en odorologie, essentiellement grâce aux chiens, mais restent difficile à expertiser, si elles ne sont pas relevées dans les premières heures.

"Nous développons un capteur, une minuscule pastille d'huile gélifiée, avec des milliard de trous, qui retient les odeurs après un contact prolongées avec elles", explique Emile Perez, directeur de recherche au CNRS, qui travaille sur ce projet avec le laboratoire des interactions moléculaires et de la réactivité chimique et photochimique (IMRCP) de l'Université Toulouse III.

La deuxième phase de ce projet est d'arriver à créer un outil utilisable par les enquêteurs, police scientifique ou gendarmerie, pour les épauler, en complément des chiens, dans les enquêtes criminelles.

A terme, Captodor pourrait par exemple permettre de récupérer l'odeur d'un suspect sur un siège, puis, après analyse directe du matériau, d'aider les enquêteurs en trouvant une empreinte olfactive correspondante dans un fichier.

"Une fois l'odeur captée, il faut l'analyser chimiquement, traiter le résultat statistiquement et en faire un outil de terrain. C'est pourquoi nous travaillons aussi avec l'Institut des Mathématiques à Toulouse et l'Institut de criminologie de l’université Jean-Jaurès pour la mise en place d'une utilisation judiciaire", conclut Emile Perez.

(Julie Rimbert, édité par Yves Clarisse)

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