Profession : hacker d'élections

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Andrés Sepúlveda affirme avoir influé sur les résultats de plusieurs élections présidentielles en Amérique latine. (photo d'illustration)
Andrés Sepúlveda affirme avoir influé sur les résultats de plusieurs élections présidentielles en Amérique latine. (photo d'illustration)

Avec son crâne rasé, ses lunettes et son bouc, Andrés Sepúlveda a des airs de Walter White, le héros ténébreux de la série à succès Breaking Bad. Mais, contrairement au personnage de fiction, il ne fait pas dans la fabrication de drogue. Son domaine : le piratage informatique. Sa spécialité : influencer les résultats d'élections présidentielles. Pendant presque une décennie, ce Colombien a été engagé par des équipes de campagne pour « hacker » le réseau informatique de leurs rivaux. Piratage de sites de campagne, vol de données, manipulation de l'opinion sur les réseaux sociaux, tout était bon pour mettre en difficulté les adversaires de ses employeurs.

Aujourd'hui en prison, il raconte à l'hebdomadaire américain Bloomberg Businessweek

comment il a influencé les résultats d'élections présidentielles dans de nombreux pays d'Amérique latine. Retour sur un parcours étonnant et inquiétant à une époque où les campagnes électorales se jouent de plus en plus en ligne.

Premier contrat à 20 ans

Né dans une famille modeste du nord de la Colombie, Andrés Sepúlveda passe une enfance mouvementée. Sa famille déménage à plusieurs reprises pour échapper à la violence des cartels de la drogue qui sévissent dans la région. À l'adolescence, il arrive à Bogotá, la capitale. C'est là qu'il commence à apprendre le code informatique. Engagé politiquement, il...

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