Prisons : une politique qui va dans le mur ?

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Jean-Jacques Urvoas, en visite à la prison de Béziers le 1er septembre. Avec celle de Fresnes, mardi 20 septembre, le ministre en a visité plus d'une dizaine depuis le début de son mandat Place Vendôme. 
Jean-Jacques Urvoas, en visite à la prison de Béziers le 1er septembre. Avec celle de Fresnes, mardi 20 septembre, le ministre en a visité plus d'une dizaine depuis le début de son mandat Place Vendôme. 

Mardi matin, en visite à la prison de Fresnes, Jean-Jacques Urvoas n'avait pas encore présenté son rapport sur l'encellulement individuel, que déjà les associations s'opposaient à la construction de nouvelles places de prison. Dans un communiqué commun publié le 19 septembre, 19 organisations tancent les gouvernements successifs, « sourds aux résultats de nombreuses études et statistiques » qui pointent l'inutilité de la construction de places de prison sur la surpopulation carcérale ou la récidive. Les associations avancent un chiffre massue : « 61 % des personnes condamnées à une peine de prison ferme sont réincarcérées dans les 5 ans. »

Le monde judiciaire peste contre les politiques publiques qui consistent à réfléchir la prison uniquement sous son aspect immobilier. Des chercheurs comme Pierre-Victor Tournier insistent également sur l'inadaptation du parc pénitentiaire aux détenus. Alors que la surpopulation carcérale ne cesse de grimper et atteint aujourd'hui des niveaux vertigineux (voir graphique ci-dessous), 4 142 places de prison sont... inoccupées (la très grande majorité se situe dans les établissements pour longues peines) ! Cela signifie donc que la surpopulation carcérale touche principalement les maisons d'arrêt. En clair : ce sont les personnes en détention provisoire, en attente de jugement ? et donc présumées innocentes ? et celles condamnées à de courtes peines de prison qui ont les conditions...

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