Prison : les confessions d'un "imam autoproclamé"

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Photo d'une prison (photo d'illustration)
Photo d'une prison (photo d'illustration)

Comment font les recruteurs de djihadistes pour radicaliser les détenus en prison ? Quelles sont les clés pour être un bon recruteur ? Le site Streetpress a enquêté sur les rouages de la radicalisation en prison, en interviewant Christopher (son nom a été changé, ndlr), un ancien recruteur. Un témoignage éclairant sur les limites du système carcéral et les difficultés à endiguer le phénomène.

De détenu lambda à imam autoproclamé

L'histoire de Christopher est éloquente. Tombé pour instigation de vol à main armée à seulement 18 ans, Christopher se fait rapidement entraîner par un « imam autoproclamé » dans un processus de radicalisation. Se rapprocher d'un groupe sert avant tout à se protéger en prison : les Corses, les Basques, les musulmans? Les groupes sont nombreux. Seul, la vie du détenu est trop dure. Une fois le groupe formé, les recruteurs misent sur les sentiments de culpabilité et de pardon des détenus : souvent jeunes, un peu perdus, ils savent qu'ils sont en prison pour avoir commis une faute et cherchent des réponses aux nombreuses questions qu'ils se posent. Et puis, il y a l'argent : « Ces imams sont liés à des filières extérieures, qui lui font passer de l'argent par mandat postal, sous le nez de la prison », explique un ancien détenu. Tous leurs besoins sont pris en charge.

Un système bien rodé qui a mené Christopher, après quelques années, à devenir imam à...

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