Prison avec sursis requise pour destruction de portique écotaxe

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PRISON AVEC SURSIS REQUISE POUR DESTRUCTION DE PORTIQUE ÉCOTAXE
PRISON AVEC SURSIS REQUISE POUR DESTRUCTION DE PORTIQUE ÉCOTAXE

BREST (Reuters) - Des peines de prison de trois à quatre mois avec sursis ont été requises à l'encontre de six des sept prévenus jugés jeudi à Brest pour avoir participé à la destruction d'un portique écotaxe à Guiclan, dans le Finistère, le 2 aout 2013.

Apparentés au mouvement des Bonnets rouges, les prévenus, dont six agriculteurs et une salariée agricole, étaient poursuivis pour avoir masqué à l'aide d'une bâche les personnes ayant déboulonné le portique ou avoir fourni cordes ou chaines pour l'abattre.

Environ 300 membres des Bonnets rouges venus en tracteurs ou en camions, ont bloqué une partie du centre-ville de Brest et se sont rassemblés dans le calme devant le tribunal correctionnel de la ville pour dénoncer le procès de "lampistes" et réclamer la relaxe.

"La destruction du portique de Guiclan a été l'élément déclencheur qui a finalement abouti à la suppression de l'écotaxe, l'impôt de trop", a déclaré à la presse Thierry Merret, un des leaders du mouvement. "Ils ont eu raison trop tôt", a t-il ajouté en évoquant les prévenus.

"Nous aurions du mal à comprendre qu'ils puissent être condamnés. Nous manifestons calmement aujourd'hui mais s'il y avait condamnation, notre mode d'action pourrait changer", a t-il menacé.

Devant le tribunal, dont l'enceinte était cernée par d'imposantes forces de police et de gendarmerie, l'ensemble des prévenus ont nié avoir su que l'objectif final de leurs actes était la destruction du portique écotaxe.

Un agriculteur appelé comme témoin à la barre a rappelé la "tension extrême à la pointe de la Bretagne" qui existait au moment des dégradations, en raison notamment des difficultés du secteur agro-alimentaire dans la région.

"La colère a bon dos", a estimé de son côté le procureur de la République qui a dénoncé "une opération parfaitement organisée et concertée» avant de réclamer des peines de prison assorties de sursis et la relaxe pour un des prévenus au bénéfice du doute.

Le jugement a été mis en délibéré au 1er décembre.

(Pierre-Henri Allain, édité par Yves Clarisse)

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  • rleonard le jeudi 30 oct 2014 à 19:21

    apres la resiliation du contrat, il faut les récompenser car cela fera des frais de démolition en moins !!!