Primaire à gauche : "À la fin, l'idée, c'est de battre Hollande"

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François Hollande a accepté le principe d'une primaire à la surprise des frondeurs.
François Hollande a accepté le principe d'une primaire à la surprise des frondeurs.

Dans le fond, les frondeurs étaient persuadés que François Hollande refuserait le jeu de la primaire. Les opposants socialistes au président de la République le présentaient par avance comme « un cas perdu », qui resterait à jamais dans l'histoire comme « le fossoyeur de la gauche ».

Finalement, avec la complicité du patron du PS Jean-Christophe Cambadélis, François Hollande a dit « banco » : en janvier, il devrait participer à une élection qui conviera les sympathisants de gauche à désigner leur candidat à la présidentielle. C'est inédit. S'il compte là-dessus pour s'offrir un souffle nouveau, la part de stratégie vise aussi à coincer ses adversaires potentiels, qui, défaits, n'auraient d'autre choix que de le soutenir. Bilan, les frondeurs, ces députés qui font tant parler d'eux parce qu'ils fustigent la politique de l'exécutif sur à peu près tous les plans, doivent s'adapter : il ne leur suffit plus de démonter l'action de François Hollande à l'Assemblée et sur les plateaux télévisés, il s'agit désormais de réfléchir à la manière de le battre dans les urnes.

« La primaire devra être largement ouverte et mobilisatrice »

C'était le but de la journée de lundi. Dans les locaux de l'ancien hôpital Saint-Vincent-de-Paul, le courant À gauche, pour gagner des anciens ministres Benoît Hamon, Aurélie Filippetti, ou encore de Christian Paul et Marie-Noëlle Lienemann, s'est réuni pour...

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