Prières à Mésopotamie-sur-Seine

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Les chrétiens d'Irak réfugiés en France vivent avec angoisse l'avancée des djihadistes dans leur patrie d'origine.
Les chrétiens d'Irak réfugiés en France vivent avec angoisse l'avancée des djihadistes dans leur patrie d'origine.

Deux cents personnes s'entassent dans la paroisse Saint-François-de-Sales dans le 17e arrondissement de Paris. Fraternité en Irak, une ONG créée en 2011, avait prévu de longue date cette soirée pour présenter ses actions. L'offensive djihadiste en cours dans la plaine du Ninive menace de réduire à néant les efforts de l'organisation. Le père Ameer Jaje, un Bagdadi vêtu de la robe blanche des dominicains, est ici pour en témoigner. Les derniers chrétiens ont fui Mossoul. À Qaraqosh, les habitants, parmi lesquels de très nombreux chrétiens, vivent sans électricité ni eau. "Les chrétiens sont la plus importante des petites minorités, explique le père Ameer. Sans chrétiens, plus d'Irak." Un homme en costume, abondante moustache grisonnante, intervient. "Je suis natif de Mossoul. Je suis sans nouvelles de mes proches. Il y a des rumeurs d'attaques sur les églises." C'est comme si, dans les esprits, d'un jour à l'autre, la "razzia" des islamistes avait suffi à enterrer vivant cet État à l'agonie. Le message de l'Église ? Prier et croire toujours en un Irak multiculturel.

Emil, qui était présent dans la cathédrale de Bagdad lors du massacre de plus de cinquante chrétiens en octobre 2010, a fait le choix de l'exil. "Il n'y a plus de place pour nous là-bas. J'étais chef d'édition dans un journal. Même si ici je dois vivre avec le RSA, apprendre la langue et me battre pour me loger, je préfère rester en France." Lui et les siens ont rejoint...

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