Présidentielle : pourquoi l'issue du scrutin est totalement imprévisible

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Dix des onze candidats à l'élection présidentielle, réunis lors du débat organisé sur BFM TV et CNews, le 4 avril dernier. Philippe Poutou (NPA) a refusé de figurer sur la photo.
Dix des onze candidats à l'élection présidentielle, réunis lors du débat organisé sur BFM TV et CNews, le 4 avril dernier. Philippe Poutou (NPA) a refusé de figurer sur la photo.

La question du renouvellement du personnel politique et du débat démocratique constitue l'un des points d'ancrage de la campagne de l'élection présidentielle de 2017. Mais, au-delà des rengaines sur le « renouveau » venant souvent d'un personnel politique professionnalisé, il faut bien reconnaître que le marché électoral s'est déréglé. Tout se passe comme si l'offre politique ne correspondait plus à la demande des électeurs dont on ne sait plus trop comment prévoir le choix.

En effet, celui-ci peut soit résulter d'un compromis entre plusieurs policy mix plus ou moins insatisfaisants (le vote pour le « moins pire »), soit d'un calcul stratégique pour le second tour, soit enfin et plus simplement d'un moment aléatoire de prise de décision dans l'isoloir. On n'est donc pas à l'abri d'un « coup de c?ur » de dernière minute, voire d'un « pourquoi pas ? », ou plus simplement d'une résignation sceptique ? ce qui pourrait finalement réduire la démocratie à peu de chose.

La vague 12 bis de l'enquête électorale française du Cevipof (réalisée du 31 mars au 4 avril 2017) nous apprend que 43 % environ des électeurs sont encore indécis alors qu'ils sont également 80 % à s'intéresser à l'élection (qui a dit que les Français n'en ont « plus rien à faire » ?) Mais cette enquête montre également que le vote va souvent s'organiser par défaut et que la conviction ne joue que pour quelques...

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