Présidentielle : la primaire, machine à perdre

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Marine Le Pen, Benoît Hamon et François Fillon lors de l'émission 15 Minutes pour convaincre le 20 avril 2017
Marine Le Pen, Benoît Hamon et François Fillon lors de l'émission 15 Minutes pour convaincre le 20 avril 2017

Le peuple peut-il se tromper ? Les deux vainqueurs des primaires, François Fillon et Benoît Hamon, étaient sûrs que non. Quand on est porté, comme le candidat de la droite et du centre, par plus de deux millions de voix, on se sent invulnérable ; quand on vainc, comme Benoît Hamon, des ténors comme Manuel Valls, Premier ministre sortant, ou Arnaud Montebourg, on se sent sans doute pousser des ailes. Le résultat du premier tour de la présidentielle montre qu'il n'en est rien. On peut être porté par des millions de voix de son camp et échouer lamentablement. C'est l'effet pervers de la primaire : elle rend son vainqueur tellement sûr de son fait qu'il trace son chemin, sourd aux critiques. Le résultat est cruel : la droite traditionnelle est éliminée dès le premier tour de la présidentielle, fait sans précédent, et le PS réalise son score le plus piteux depuis Gaston Defferre en 1969 (5,01 %).

Évidemment, la primaire n'est pas seule en cause. Benoît Hamon a été concurrencé, sur sa gauche, par Jean-Luc Mélenchon, dont le talent a séduit bon nombre d'électeurs de gauche, et, sur sa droite, par Emmanuel Macron, aspirateur à socialistes réformistes. Mais Hamon, incapable de se défaire de ses réflexes d'apparatchik, n'a pas su faire les gestes vers les autres sensibilités qui cohabitent à Solférino. L'ex-patron des MJS a gagné sur une ligne très à gauche, il n'a pas voulu en dévier une fois la victoire en poche, sûr que...

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