Présidentielle en Égypte : une élection jouée d'avance

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Le maréchal à la retraite Abdel Fattah al-Sissi lors d'une interview diffusée sur des chaînes privées égyptiennes.
Le maréchal à la retraite Abdel Fattah al-Sissi lors d'une interview diffusée sur des chaînes privées égyptiennes.

Abdel Fattah al-Sissi, ex-chef de l'armée qui a destitué l'islamiste Mohamed Morsi, incarne pour une majorité d'Égyptiens l'homme à poigne qui ramènera la stabilité après les trois années de "chaos" et de crise économique qui ont suivi la révolte de 2011. Depuis que Morsi a été destitué et arrêté le 3 juillet, policiers et soldats ont tué plus de 1 400 personnes - en majorité des manifestants pro-Morsi - et arrêté quelque 15 000 autres, une campagne implacable qui trouve un écho plus que favorable dans l'opinion publique chauffée à blanc par des médias unanimes qui dénoncent inlassablement les islamistes. La sécurité et la stabilité du plus peuplé des pays arabes, déserté par les touristes, à court de devises et dont l'inflation et le chômage grimpent, est d'ailleurs le principal souci des électeurs, qui, selon les experts, voteront massivement pour le candidat de l'armée plutôt que pour son rival, Hamdeen Sabbahi, vieille figure de la gauche égyptienne réticente à miser sur le tout-sécuritaire.

Au dernier jour de la campagne électorale, Sissi a appelé ses compatriotes à voter massivement dans une interview à plusieurs chaînes de télévision. "Vous êtes descendus (dans la rue) le 30 juin, car l'Égypte était en danger", a-t-il dit en allusion aux millions de personnes qui avaient manifesté pour réclamer le départ de Mohamed Morsi, accusé d'accaparer le pouvoir au profit de sa seule confrérie des Frères musulmans. "Vous...

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