Premier conseil des ministres du gouvernement Tsipras en Grèce

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PREMIER CONSEIL DES MINISTRES EN GRÈCE
PREMIER CONSEIL DES MINISTRES EN GRÈCE

ATHENES (Reuters) - Le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras a déclaré mercredi que les électeurs lui avaient confié un mandat pour mener des changements radicaux et rétablir la souveraineté et la dignité de la Grèce mais a promis de négocier un allègement de la dette sans "affrontement destructeur" avec les créanciers d'Athènes.

"Nous sommes un gouvernement de salut national, notre but est de négocier un allègement de la dette", a-t-il dit lors du premier conseil des ministres de son gouvernement.

"Nous n'entrerons pas dans un affrontement mutuellement destructeur mais nous ne poursuivrons pas une politique de soumission", a-t-il poursuivi.

"Notre priorité est aussi d'avoir une nouvelle négociation avec nos partenaires pour tenter de parvenir à une solution équitable, viable et mutuellement bénéfique de sorte que notre pays sorte du cercle vicieux du surendettement et de la récession", a dit Tsipras, ajoutant qu'il s'attendait à des "discussions productives" vendredi avec le président de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem.

Concernant sa politique budgétaire, Tsipras a indiqué que son gouvernement travaillerait à des budgets à l'équilibre sans chercher pour autant à dégager des "excédents irréalistes" pour assurer le service de la dette, qui dépasse 175% du produit intérieur brut du pays.

Appelant son gouvernement à ne pas décevoir les attentes des électeurs "qui nous ont confié un mandat", il a souligné que le peuple grec voulait des "changements radicaux" et estimé que l'opinion internationale sur la Grèce était en train de changer.

La lutte contre le chômage, qui touche 25% de la population active, sera la priorité de son action, a-t-il poursuivi, et il a promis de mettre un terme au clientélisme et de lutter contre la corruption.

Le chef de file du parti anti-austérité Syriza, vainqueur des élections législatives de dimanche, a formé mardi un gouvernement de coalition avec le parti de la droite souverainiste des Grecs indépendants.

Annoncées avant même le premier conseil des ministres, les premières mesures portant sur le gel de plusieurs projets de privatisation, dont celui de l'Autorité portuaire du Pirée et de la principale compagnie d'électricité PPC, détenue à 51% par l'Etat, ont plombé la Bourse d'Athènes, qui chutait de plus de 5% à la mi-journée.

Les valeurs bancaires notamment perdent du terrain pour la troisième journée consécutive.

Depuis la victoire de Syriza, la Bourse d'Athènes a lâché près de 11,5%.

Sur les marchés obligataires, le taux des emprunts grecs à dix ans est remonté de 50 points de base à 10,30%.

(George Georgiopoulos et James Mackenzie; Henri-Pierre André pour le service français)

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