Pourquoi les taux de crédit immobilier diffèrent d'une ville à l'autre

le , mis à jour à 10:39
0

FOCUS - Dans les différentes villes de France, les taux sont parfois très avantageux pendant un mois… puis remontent subitement le mois d’après. Une variabilité qui s’explique surtout par les politiques bancaires.

Les taux de crédit immobilier ont atteint un plancher historique en ce début d’année... mais ils sont loin d’être identiques à travers la France. Ils sont même différents d’une ville à une autre. Au début du mois de janvier, le meilleur taux négocié sur 20 ans était de 2,15 % à Strasbourg, contre 1,90 % à Nantes. «Si l’on prend un emprunt classique de 200.000 euros, la différence à rembourser est d’environ 6.000 euros entre les deux prêts», explique Maël Bernier, directrice de la communication du courtier Meilleurtaux.com.

Comment expliquer ces variations? Essentiellement par les politiques commerciales des différentes enseignes bancaires. Plus les banques sont nombreuses sur un même territoire, plus les taux ont des chances d’y être avantageux par rapport à une autre région. «Le Sud-Ouest est un territoire où les banques mutualistes se sont très largement implantées», explique Maël Bernier. Cette présence implique donc que les taux y sont souvent plus avantageux qu’ailleurs.

«Si elle n’a pas atteint son quota de prêts, une banque va faire un effort sur les taux d’emprunt pour attirer le client», observe Maël Bernier. C’est donc le nombre de contrats signés et par conséquent celui de clients gagnés qui vont faire varier les taux de crédits. Pour les banques, le prêt immobilier est l’argument numéro un pour fidéliser ses clients. «Ce n’est qu’au moment où les clients s’intéressent à l’immobilier qu’ils deviennent de vrais clients de leur banque, en signant des prêts pour plusieurs années», explique Maël Bernier. Pour autant, pas de différence flagrante entre les pratiques des banques mutualistes (Crédit Mutuel, Crédit Agricole…) et les banques à réseaux (BNP Paribas, Société Générale…).

Si les taux bancaires sont avantageux dans une ville, il paraît tentant de vouloir emprunter dans cette ville… pour acheter dans une autre! Un schéma qui n’est pas interdit, mais difficilement réalisable. Les banques orientent le plus souvent les clients dans une agence située à proximité du bien convoité. Exception faite, toutefois, des résidences secondaires, qui sont rarement à proximité de la résidence principale. «C’est dans ce cas précis qu’on peut y voir un côté pratique. Emprunter dans une ville pour acheter dans une autre n’est pas interdit. Cela doit juste être cohérent», conclut Maël Bernier.

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant