Pourquoi les patrons aiment jouer aux escape games 

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Louis Kerveillant, fondateur d'un escape game à Paris.
Louis Kerveillant, fondateur d'un escape game à Paris.

Au début, il se traîne un peu. Le seul en veste et cravate, les mains dans les poches, il déambule, indolent, dans la pièce à ambiance japonisante dans laquelle on les a enfermés. En dépit d'un compte à rebours de 60 minutes de plus en plus angoissant, ses quatre collègues surexcités se contorsionnent dans tous les sens pour fouiller les meubles, retourner les tapis et ne laisser filer aucun indice du jeu. Au fur et à mesure de la partie, alors que les énigmes se font plus abstraites et mathématiques, il se révèle comme l'indispensable oracle. C'est lui qui aura l'intuition décisive pour permettre à sa « team » de sortir à 3 min 15 s de la fin, tandis que l'équipe concurrente issue de la même entreprise de logiciels de marketing s'évadera, elle, avec 2 min 26 s restant au compteur. Après les traditionnelles photos avec leur score, nos dix collègues continueront à travailler leur cohésion de groupe durant un dîner dans un restaurant du Marais.

Lancés à Paris fin 2013, les escape games sont la nouvelle passion des DRH. Dans ces jeux d'évasion grandeur nature, les participants disposent d'une heure pour s'échapper d'une pièce au décor exotique et souvent digne du cinéma, allant d'une geôle de la Bastille au sous-marin en perdition. Fouilles minutieuses, casse-tête, énigmes ésotériques et fausses pistes, ces mini-Fort Boyard, dans lequel le vénérable père Fouras a été remplacé par un...

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