Pourquoi le populisme a gagné

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Marine Le Pen (à droite), présidente du Front national (FN), à droite, accède au deuxième tour de l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon (à gauche), arrivé quatrième, disqualifie le représentant du PS, relégué en cinquième position.
Marine Le Pen (à droite), présidente du Front national (FN), à droite, accède au deuxième tour de l'élection présidentielle. Jean-Luc Mélenchon (à gauche), arrivé quatrième, disqualifie le représentant du PS, relégué en cinquième position.

Le premier tour de l'élection présidentielle de 2017 a mis au jour la transformation de l'espace politique français. Cette transformation apparaît clairement dans le faible score cumulé par les candidats des deux principaux partis politiques qui ont dominé la scène électorale depuis 1981. Au total, François Fillon pour LR et Benoît Hamon pour le PS ne totalisent que 26 % des suffrages exprimés alors que 74 % de ces suffrages sont portés par des candidats qui n'ont ni joué le jeu des primaires ni dominé la vie parlementaire avec leurs députés depuis des décennies. Mais la vague de fond de cette élection présidentielle est bien l'installation du populisme dans la vie politique française puisque les candidats s'en inspirant, d'une manière ou d'une autre, réunissent globalement la moitié de l'électorat.

Le populisme repose sur l'argument suivant : le peuple (notion qui a fait son grand retour dans le discours politique sans qu'on cherche à l'expliciter) sait ce qui est bon pour lui. En conséquence, il n'a pas besoin de représentants politiques, la fracture oligarchique entre lui et les élites est insupportable, la construction européenne est condamnable. De la même façon, l'étude intellectuelle ou scientifique de la société ne sert à rien : les sondages sont imprécis et constituent des manipulations auxquelles se prêtent les médias, affirmation maintes fois répétée et démentie au soir du 23 avril. La campagne...

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  • frk987 il y a 9 mois

    Anecdote qui vaut son pesant d'or : en faisant refaire mon chauffage je suis tombé sur un ouvrier...américain...made in US, bigre lui dis-je d'habitude on va bosser aux US mais venir en France en étant ricain moi pas comprendre. Réponse , avec mes enfants, pour avoir le même niveau de vie aux US faudrait que je bosse 50h/ semaine avec 1 semaine de congés et sans couverture maladie.

  • frk987 il y a 9 mois

    Tout simplement le culte du "Rien faire", on ne fiche plus rien à l'école, on vous donne le bac (faut une dérogation du rectorat pour l'échouer), on choisit une filière professionnelle sans débouchés, on veut 32h, 10 semaines de congés.....mais on veut des retraites, de la SS......ce système est fini. Mais on veut que ça perdure alors on vote FN ou Mélenchon....MDR de tant de niaiseries de mes chers concitoyens.

  • M1084720 il y a 9 mois

    Comment penser que les qualificatifs de "sans dents " et "illettrés" ne peuvent pas donner envie à ceux qui ne sont pas nés avec une petite cuiller en or ou en argent dans la bouche de relever la tête?