Pourquoi la guerre contre la drogue a échoué

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Malgré la répression policière, le prix des drogues en Occident n'a cessé de baisser depuis 30 ans : - 78 % environ pour l'héroïne et - 73 % pour la cocaïne.
Malgré la répression policière, le prix des drogues en Occident n'a cessé de baisser depuis 30 ans : - 78 % environ pour l'héroïne et - 73 % pour la cocaïne.

Entre 167 et 315 millions de personnes consomment des drogues dans le monde et 10 % d'entre elles en sont lourdement dépendantes. Un chiffre alarmant qu'un demi-siècle de politique prohibitionniste n'a pu entamer. Face à ce constat d'échec mondial, cinq Prix Nobel d'économie et plusieurs autres grands dignitaires politiques appellent à "la fin de la guerre contre la drogue". C'est ainsi que mardi 6 mai, forte du soutien de ces figures du monde économique, la prestigieuse et respectée London School of Economics (LSE) a rendu public un rapport remettant en cause la politique de lutte antidrogue menée depuis 1961 par l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS), sous l'égide de l'ONU. Une politique qui, loin d'avoir su ralentir l'expansion du trafic de drogue, a engendré un funeste chapelet d'effets collatéraux : violences policières, lutte entre gangs, déstabilisations politiques, troubles sanitaires ou ralentissements économiques. "La stratégie d'un monde sans drogue a échoué"En vue de l'assemblée générale des Nations unies sur le problème de la drogue en 2016, les experts de la LSE appellent de leurs voeux un changement radical de paradigme : accepter que la "stratégie d'un monde sans drogue a échoué" et qu'il est impossible "d'éradiquer" purement et simplement sa consommation. "C'est un grand pas de fait", selon Pierre Kopp, professeur à Paris I et à la Paris School of Economics : "Enfin, les États-Unis (chantres du...

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